Quatre personnes accusées d’avoir agressé fatalement Jean-Claude Parsooramen le 26 avril 2006 ont été acquittées par la magistrate Ratna Seetohul-Toolsee siégeant en Cour criminelle intermédiaire. Pour celle-ci, la poursuite n’a pu établir hors de tout doute raisonnable que ce sont les coups de pied infligés à la victime qui ont causé sa mort.
Le nombre des accusés était au départ de cinq, mais avant que ne débute le procès, l’un d’entre eux, Assad Mahamed Haniff Mosaheb, l’accusé N° 4, est décédé. Lui et les trois premiers, Mohamade Zaheer Saraj (accusé N°1), Abou Bakar Carim Saraj (N°2) et Moostakeem Ellama Goolamhossen (N°3), ont été poursuivis sous l’article 228 sous-section (3) du code pénal pour avoir tué le dénommé Jean-Claude Parsooramen, alors que l’accusé N°5, Feroze Fatma Bee, était poursuivi sous les articles 38 (3), 228 (3) pour avoir aidé les autres à commettre un acte criminel.
L’incident ayant conduit à la mort de la victime a eu lieu le 26 avril 2006 à la rue Dumas, Port-Louis.
Les constables Chutturdharry et Bauda ont été les premiers policiers à arriver sur les lieux, suivant une requête reçue alors qu’ils étaient en patrouille dans les environs. Arrivés aux alentours du Scorpion Video Club, à Victoria Square, ils ont vu la victime allongée sur le dos, la tête penchée dans un caniveau. Jean-Claude Parsooramen respirait toujours et avait le visage ensanglanté. Le constable Sinnasamy, qui agit comme conducteur au poste de police de la rue Pope Hennessy, appelé en renfort, a transporté la victime à l’hôpital.
Aucune personne n’est venue de l’avant comme témoin oculaire, malgré le fait que ce quartier commençait à grouiller de monde à l’heure où l’incident s’est produit, soit aux environs de 9 h 15, avec ses nombreuses boutiques et ses marchands ambulants de même que les passagers des autobus de la gare routière et de la place de taxis.
Selon un ébéniste, ancien collègue de la victime, Parsooramen devait se rendre sur lieux pour faire réparer son portable. Cette version allait être confirmée par la femme de la victime. Le collègue qui l’a accompagné l’a vu remettre le téléphone à quelqu’un qu’il a identifié comme étant l’accusé N°1. D’autres témoins, notamment un homme qui tient une boutique de fabrication de clés à la rue Dumas et un employé de Mauritius Telecom, qui se rendait au travail, ont dit qu’ils avaient vu la victime lutter avec l’accusé N°1.
Ce dernier a indiqué être le technicien qui répare les portables. Il avait des doutes que celui qui lui a été remis par la victime avait été volé. Il a eu maille avec le dénommé Parsooramen, qui, toujours selon ses dires, a sorti un couteau. Les autres accusés sont des marchands ambulants. Selon des témoins de la poursuite, ils ont asséné des coups de pied à la victime.
De son côté, déposant son rapport d’autopsie en Cour, le Dr Satish Boolell, ancien Chief Police Medical Officer, a soutenu que la mort de Jean-Claude Parsooramen était due à une fracture du crâne.