Sheik Hashim Mungralee, un marchand ambulant de 24 ans, a écopé de 10 ans de prison pour avoir agressé une famille habitant Plaine-Verte avec de la soude caustique le 31 décembre 2013. L’accusé avait plaidé coupable sous cinq charges.
La magistrate Niroshini Ramsoondar lui a infligé 10 ans de prison pour l’agression d’un garçon de sept ans, Farhaan Dowlut, ainsi que huit et six ans supplémentaires sous les autres charges, qu’il purgera concurremment. Cette agression, dont le commanditaire serait l’oncle de l’accusé, avait fait cinq blessés, dont une fillette de deux ans, et un mort, le petit de sept ans. Ces derniers dormaient à poings fermés quand ils ont été agressés.
Cette agression à la soude caustique a pour toile de fond une affaire de coeur impliquant Tariq Gaffoor-Ally, l’oncle de Sheik Hashim Mungralie, et sa belle-soeur. Tariq Gafoor, qui fait face à un procès séparé dans cette affaire, avait avoué à la police qu’il était amoureux de sa belle-soeur mais que cette dernière, âgée de 39 ans, devait se fiancer avec un autre homme le jeudi 2 janvier 2014. Sombrant dans la jalousie, Tariq Gaffoor aurait alors commandité cette attaque à l’acide. Il avait de ce fait demandé à son neveu, Sheik Hashim Mungralee, de commettre l’agression en lui proposant Rs 10 000. Lors d’une reconstitution des faits à Plaine-Verte, dans l’angle des rues Pagoda et Canabady, Sheik Hashim Mungralee, encadré par la police antiémeute et muni d’un casque intégral, avait indiqué les différentes étapes menant à l’agression, dont le lieu où il a rencontré le présumé commanditaire et celui où il a mélangé la substance corrosive, à savoir au Champ-de-Mars. L’accusé avait montré aux responsables de la Major Crime Investigation Team comment il a lancé le liquide corrosif à travers la fenêtre. Le jeune Farhaan Dowlut avait rendu l’âme après environ trois semaines, à la section des grands brûlés de l’hôpital Victoria à Candos. Dans sa sentence, la magistrate Niroshini Ramsoondar devait aussi ordonner à ce que les 625 jours passés en détention soient déduits de la sentence de l’accusé.