Image d'illustration : cellules de prison

Sungkawa Dadang, un marin indonésien de 27 ans, contestait en appel une condamnation de sept ans de prison qui lui avait été infligée pour sa participation dans une rixe sanglante entre marins étrangers sur un navire de pêche amarré dans la rade de Port-Louis en septembre 2015. Dans leur arrêt, les juges Bobby Madhub et Gaytree Jugessur-Manna ont rejeté son appel, donnant raison aux conclusions de la Cour intermédiaire sur l’implication de l’appelant dans cette agression mortelle.

Dadang Sungkawa ainsi que trois autres marins d’origine philippine avaient été arrêtés par les enquêteurs de la Major Crime Investigation Team (MCIT) pour leur participation dans cette agression mortelle dans la rade de Port- Louis en 2015. Lors de leurs procès, les quatre marins avaient chacun écopé de sept ans de prison sous une charge de coups et blessures causant la mort de leur victime, un dénommé Tian Van Chung, d’origine vietnamienne. Dadang Sungkawa avait, lui, décidé d’interjeter appel de sa sentence, qu’il estimait « sévère et excessive » au vu de sa minime participation dans l’agression mortelle.

À l’origine du drame : une dispute entre marins, qui s’était soldée par l’agression mortelle d’un employé du navire de pêche Ho Hsin Hsing 601. Tian Van Chung avait en effet été roué de coups et agressé à l’aide d’une barre de fer avant de s’évanouir. Dadang Sungkawa aurait aidé les deux marins philippins à jeter la victime à l’eau. Le corps de la victime avait été repêché par les effectifs de la police du port et de la MCIT, qui avaient été alertés de l’échauffourée. Le cadavre avait été transporté à la morgue de l’hôpital Victoria, à Candos, où l’autopsie avait attribué le décès à une asphyxie due à la noyade. La victime portait aussi de multiples blessures.