Depuis le vendredi 12 février, Amjad Noorally, un homme de 34 ans habitant la rue Couvent de Lorette à Curepipe, a été admis à l’unité des soins intensifs de l’hôpital Victoria à Candos après avoir été victime d’une violente agression. Il a rendu l’âme trois jours plus tard, soit à 4h10, lundi, ayant succombé à une hémorragie intercrânienne. Ce règlement de comptes, qui aurait pour toile de fond une affaire de drogue – d’après le service de presse de la police –, est survenu le même jour non loin du domicile de la victime. Après l’avoir passé à tabac, ses agresseurs l’avaient abandonné sur place et c’est avec peine qu’Amjad Noorally s’était déplacé pour rentrer chez lui. Vu qu’il souffrait atrocement, il devait alors aller s’allonger. Son épouse, inquiète, en avait alors informé son frère, Sakir Noorally, afin que ce dernier le transporte jusqu’à l’hôpital pour des soins. Il portait de sévères blessures aux jambes et à la tête ainsi que des boursouflures aux yeux en y arrivant sur place. La gravité de ses blessures était telle que le personnel soignant a préféré le garder. Cependant, il n’a pas survécu et a succombé à ses blessures.  La brigade criminelle d’Eau Coulée à qui l’enquête a été confiée n’a pas tardé à arrêter des suspects. En effet, le jour où Amjad Noorally a rendu l’âme, trois suspects ont été appréhendés et placés en détention policière. Il s’agit de Beelall Goolamaully, un conducteur d’autobus de 28 ans; de Mohammad Fadeel Magazie, un pâtissier de 26 ans, et de Mohammed Irshad Cosman, âgé de 28 ans. Tous sont des habitants d’Eau Coulée. Le dernier individu mentionné, par ailleurs, a un casier judiciaire. Les trois suspects ont été soumis à un interrogatoire serré, après quoi les enquêteurs sont parvenus à faire la lumière sur cette affaire. Après avoir comparu en Cour de District de Curepipe durant la semaine, Beelall Goolamaully et Mohammad Fadeel Magazie ont été libérés en échange d’une caution de Rs 50,000. Mohammed Irshad Cosman, pour sa part, a été reconduit en cellule, la police ayant objecté à sa remise en liberté.