Mouhammad Moustakin Aumeer a comparu en Cour d’assises ce matin devant le juge Benjamin Marie-Joseph pour avoir agressé mortellement son demi-frère, Afzal Karrim Khan, âgé de 34 ans au moment du drame, lors d’une dispute qui avait mal tourné. Plaidant coupable sous une charge réduite de « coups et blessures causant la mort sans intention de tuer », il a écopé de cinq ans de prison.
Selon les déclarations de l’accusé à la police, le 24 juin 2004, une dispute avait éclaté entre lui et son demi-frère, qui était rentré au domicile familial sous l’influence de l’alcool, en compagnie d’un ami. La dispute évoluant en bagarre, l’accusé aurait tenté de se défendre alors que son demi-frère le frappait avec un objet. La bagarre s’est poursuivie au dehors et alors qu’il repoussait son demi-frère qui tentait de lui assener des coups avec l’objet, celui-ci est tombé sur une structure métallique, se blessant à l’oeil gauche. Transporté à l’hôpital Jeetoo, le demi-frère devait rendre l’âme trois jours plus tard.
Le rapport du médecin légiste avait attribué le décès à un « coup reçu sur la tête ». Toutefois, dans une de ses déclarations, l’accusé avait indiqué qu’il avait utilisé un couteau de cuisine pour se défendre et qu’il l’avait planté dans l’oeil gauche de son demi-frère par inadvertance. Confirmant cette version, Mouhammad Moustakin Aumeer avait fait ses excuses en Cour et ajouté regretter ce qui s’était passé et qu’il tentait de refaire sa vie après la mort de sa mère.
Dans son réquisitoire, Me Chitra Servansing avait demandé une peine de prison de huit ans, avançant que le coup donné avec le couteau de cuisine avait causé la mort de la victime. Me Shadmeenee Mootien-Rogbeer, l’avocate de Mouhammad Moustakin Aumeer, avait quant à elle réclamé l’indulgence de la Cour, étant donné que cet incident s’était produit pendant une bagarre.
Le juge Benjamin Marie-Joseph, ayant pris en considération les plaidoiries des avocats et les preuves présentées en cour, a infligé une peine d’emprisonnement de cinq ans à l’accusé, les 219 jours passés en détention étant déduits de sa sentence.