Poursuivi pour le meurtre de son ex-fiancée, Thierry Stéphane Agathe, un habitant de Cité Argy, Flacq, a été condamné hier à 13 ans de prison par le juge Benjamin Marie-Joseph, siégeant aux Assises. L’accusé avait plaidé coupable sous une charge réduite de “wounds and blows causing death without intention to kill”. Le juge, en passant la sentence, a fait ressortir que bien que l’accusé était frustré, « il était assez éduqué pour avoir un contrôle sur ce qu’il faisait, mais s’est laissé emporter ».
« I do take note of the personal circumstances of the accused particularly, his family background, the fact that he was then only 21 years old and the fact that he probably grew up without any suitable person around to guide him. But the fact remains that his educational background indicates that he was a young man of sufficient intellect who could possibly gauge the consequences of his act and likely outcome of the kind of aggression he inflicted on the deceased », a souligné le juge Benjamin Marie Joseph.
Ce drame passionnel remonte au 26 janvier 2004. Thierry Stéphane Agathe, âgé alors de 22 ans, avait mortellement agressé à l’arme blanche son ex-fiancée, Rachelle Rose, 22 ans également. Elle entretenait une relation amoureuse avec le jeune homme depuis qu’ils étaient encore au collège, mais s’étaient séparés environ deux ans avant le drame.
Le 26 janvier 2004, Rachel Rose devait se rendre au domicile de Thierry Stéphane Agathe, qui habitait à Cité Argy, chez sa grand-mère, Antoinette Tanneur (70 ans), depuis l’âge de trois mois suite à la séparation de ses parents. Rachel Rose avait la ferme intention de s’engager avec un autre homme, mais Thierry Stéphane Agathe n’aurait pas apprécié la démarche de son ex-fiancée.
En fin d’après-midi, à son retour d’une réception chez des connaissances de la région, Antoinette Tanneur devait découvrir une mare de sang sur le sol d’une des pièces de sa maison. Rachel Rose, selon le chef du département médico-légal, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, avait subi des blessures mortelles au niveau de la poitrine avec un couteau de cuisine. Thierry Stéphane Agathe, lui, avait tenté de se suicider avec l’arme du crime en se lacérant au bras et au cou. Son procès avait été entendu le 27 mars.