La magistrate Niroshni Ramsoondar a trouvé un homme âgé de 44 ans coupable d’agression sexuelle sur la personne d’une femme âgée de 39 ans. Le délit a été commis le 5 avril 2010, date à laquelle les catholiques célébraient cette année-là le lundi de Pâques.
L’acte a été commis dans un champ de cannes situé dans les parages de Pointe-aux-Roches. Ce jour-là, la femme, une habitante de Chemin-Grenier, selon la version de l’accusation représentée en cour par Me Medaven Armoogum, s’est rendue chez des parents avec qui elle a passé la journée. Elle a pris quelques verres en compagnie de ses proches.
Dans l’après-midi, elle s’est rendue sur la plage de Pointe-aux-Roches. Elle s’est allongée et s’est endormie. À son réveil, elle a noté qu’il était environ 21 heures et elle a voulu rentrer chez elle. Sauf qu’elle a noté qu’il n’y avait plus d’autobus qui circulait. Elle a décidé de regagner son domicile à pied. Après s’être mise en route, elle a noté qu’un homme la suivait.
Quand l’homme est arrivé à la hauteur de la femme, il l’a tirée de force pour l’entraîner dans un champ de cannes. Il a essayé de la violer mais la victime a lutté de toutes ses forces, ce qui fait que l’homme n’a pu parvenir à ses fins. Toutefois, il a quand même pu forcer la femme à commettre d’autres actes. La femme a pu toutefois bien saisir les traits de son agresseur, de sorte qu’elle a réussi à l’identifier éventuellement, notamment en cour.
L’accusé, qui était défendu par Me Deonarane-Joyram, a nié l’accusation portée contre lui. Il a soutenu qu’il s’était rendu à Pointe-aux-Roches, mais pas seul : il était en compagnie de plusieurs proches. Arrivés sur la plage à 11 h, ses parents et lui se sont quittés vers 19 heures. Il conduisait une voiture et est allé déposer des parents à divers endroits. Il s’est rendu à Bel-Ombre en dernier, où habite une cousine. Celle-ci n’a pas voulu donner de déposition à la police.
Après avoir analysé les versions données par la victime et l’accusé, la magistrate a eu foi en le témoignage de la femme, qu’elle a trouvé comme étant « a cooly calm and collected witness ». La cour a donc conclu en trouvant l’accusé coupable d’agression sexuelle.