Reconnu coupable d’agression sexuelle sur son élève de 12 ans, Devanand Seebrun, moniteur de karaté de son état, avait été condamné à trois mois de prison en première instance. Mais l’homme a saisi la cour suprême afin de contester la décision du magistrat. Quant aux faits, note l’acte d’accusation, ils se sont déroulés le 8 décembre 2009. Représenté devant le Senior Puisne Judge Keshoe Parsad Matadeen et le juge Bernard Marie Joseph par Mes Ashvin Luximon et Aratee Prayag (avouée), la demande de l’appelant a été rejetée. Me Chitra Servansing-Bhuruth, State Counsel, représentant le bureau du directeur des poursuites publiques, n’a pas agréé à la demande d’appel.
Selon les hommes de loi de l’accusé, la cour de première instance aurait dû octroyer le bénéfice du doute à Devanand Seebrun. Ils affirment ainsi que : « The learned Magistrate chose to prefer the clear and unambiguous version of the complainant to that of the appellant. » La cour d’appel criminelle a toutefois relevé l’absence de preuve versée au dossier qui aurait pu laisser penser que le magistrat n’aurait pas su apprécier les pièces présentées devant lui et, de fait, que sa conclusion était donc erronée.
Les conseils légaux de Devanand Seebrun ont soutenu, dans une autre voie de recours, que la sentence de trois mois de prison est « manifestly harsh and excessive ». Ce que conteste également la cour d’appel, considérant le lien unissant l’accusé à sa victime, Devanand Seebrun étant au moment des faits l’enseignant de l’adolescent.