Un marchand de briani opérant sans permis était poursuivi en Cour de Rose-Hill pour avoir verbalement agressé un constable dans l’exercice de ses fonctions. Il avait été interpellé route St-Jean, à Quatre Bornes, alors qu’il vendait du briani sur le trottoir. Alors que des officiers s’apprêtaient à le verbaliser, l’accusé s’en serait pris à l’un d’eux en le couvrant d’insultes. Il avait plaidé non coupable pour les deux charges portées contre lui.
L’officier en question avait indiqué qu’il était en patrouille avec un collègue rue St-Jean, à Quatre-Bornes, quand, arrivé au niveau de la Hong-Kong and Shangai Banking Corporation, il devait remarquer un marchand ambulant vendant du briani dans un van avec les portières arrière grandes ouvertes. Alors qu’ils s’approchaient pour lui demander son permis d’opération, l’accusé aurait haussé le ton et aurait commencé à l’insulter. Lui indiquant qu’il allait le verbaliser pour l’avoir insulté, en sus de ne pas avoir présenté son permis d’opération, l’accusé aurait continué de plus belle. Le policier devait ainsi demander des renforts du poste de Quatre-Bornes pour apaiser la situation.
En Cour, le policier devait maintenir qu’il n’avait rien de personnel contre l’accusé, qu’il ne connaissait pas  et devait ajouter qu’il avait fait une déposition au poste de police. Son collègue, appelé à témoigner en Cour, avait abondé dans le même sens. Pour sa part, l’accusé avait nié avoir été agressif envers le policier et devait avancer qu’il avait fait une demande pour un permis d’opération au nom de sa belle-fille. Lors de son contre-interrogatoire, il avait cependant concédé qu’il n’avait pas de permis d’opération au moment des faits.
La magistrate Padmini Mauree, qui a présidé ce procès en Cour de Rose-Hill, a trouvé que les versions des deux policiers concordaient et n’avaient pas été remises en question. De plus, elle devait noter que l’accusé avait admis avoir opéré sans permis. De ce fait, elle l’a trouvé coupable des deux charges portées contre lui.