Selon le ministre des Finances, Pravind Jugnauth, la production agricole doit être « saine et propre à la consommation ». Dans cette optique, il annonce une taxe de 15% sur les produits chimiques, dont les pesticides, herbicides et mûrisseurs, dans le but d’en décourager l’utilisation dans l’agriculture. Des tests plus rigoureux seront menés sur les légumes frais en vue de déterminer le taux de résidus de produits chimiques.
Dans le Budget, diverses autres mesures sont annoncées pour le secteur de l’agribusiness. Croyant dans l’utilisation productive des terres, le ministre des Finances annonce la mise en place, par la Mauritius Cane Industry Authority (MCIA), d’un Agricultural Land Management System afin de ramener les terres abandonnées par les planteurs de la canne à sucre à des fins productives. Par ailleurs, le “grant” pour la “sheltered farming” a augmenté de Rs 250 000 à Rs 400 000 afin d’encourager les planteurs à pratiquer l’agriculture sous une structure protégée. Dans le même souffle, une somme de Rs 20 M est prévue pour la mise en place d’une Bio-Farming/Organic Zone à Britannia.
S’agissant du secteur du thé, une nouvelle pépinière est annoncée à La Brasserie et l’ancienne usine de Dubreuil, fermée dans les années 90’, sera de nouveau ouverte. Une somme de Rs 10 M sera consacrée à la création d’une ferme à Melrose pour encourager la production laitière tandis qu’une autre somme de Rs 10 M sera consacrée aux petits éleveurs. Le ministre annonce également qu’une somme de Rs 7 M est prévue pour créer des zones apicoles dans différentes régions du pays. La subvention sur le fret destiné aux produits horticoles est étendue aux fleurs et légumes exotiques.
Dans le secteur sucrier, le gouvernement compte aider les 11 000 planteurs en leur offrant des revenus additionnels de Rs 1 820 par tonne de sucre pour la récolte 2016. Les éleveurs de porcs, eux, verront les intérêts et les balances dus sur leurs prêts bancaires réduits de 50%.