Les deux syndicats qui défendent les intérêts des employés de l’Agricultural Marketing Board (AMB) — AMBEU et AMBSA — qui se sont constitués en une plateforme commune, se disent contre le redéploiement de 26 employés de ce corps para-étatique dans le cadre d’une restructuration. « Nous sommes aussi contre un plan de retraite volontaire », a lancé Ulrike Duval, président de cette plateforme commune, hier lors d’une conférence de presse.
« Un total de 26 employés âgés de plus de 50 ans avec une trentaine d’années de service ont été choisis pour être redéployés », indique Ulrike Duval. Il ne sera pas facile à ces employés d’intégrer une nouvelle organisation, dit-il. « Le gouvernement est en train de démanteler l’AMB au détriment des consommateurs », déclare-t-il. Et d’ajouter : « L’AMB ne vend plus des produits tels que la cardamome, le safran et l’ail écrasé et l’oignon écrasé, ki ti pe ed konsomater. » « Pe donn sa a sekter prive », allègue-t-il.
Ulrike Duval estime que l’AMB est une self-financing organisation qui ne dépend d’aucune autre organisation. « Il a réalisé des profits de l’ordre de Rs 61 millions en 2011 et de Rs 71 millions en 2013 », indique-t-il. De ce fait, il ne voit pas la nécessité de réduire le nombre des employés de ce corps para-étatique.
Pour sa part, Lall Dewnath déclare que c’est sur proposition de l’Union européenne que le gouvernement est en train de restructurer ce corps para-étatique. « Nous n’avons aucune leçon à apprendre de l’UE », souligne-t-il. Selon lui, l’AMB est une fierté nationale et a un grand rôle à jouer dans la distribution des produits alimentaires. Il estime que les employés de l’AMB ont contribué énormément au succès de ce corps para-étatique pendant les 50 dernières années. Il est d’avis que cet organisme a sa raison d’être pour assurer la sécurité alimentaire de la population. « Il faut que l’AMB renforce ses activités, développe de nouvelles stratégies et s’engage dans l’exploitation des terres obtenues par le gouvernement des établissements sucriers », soutient M. Dewnath. Il estime que l’AMB devrait créer de nouveaux emplois au lieu de redéployer une partie de son personnel.