Le ministre de l’Agro-industrie Satish Faugoo estime qu’il faut augmenter la production d’oignon et d’ail afin de réduire l’importation de ces produits. « Il y a un marché de Rs 25 millions à Rs 30 millions à prendre. C’est une question d’intérêt national. Donc, il n’y a aucune raison pour ne pas réussir », a-t-il déclaré ce matin lors d’un atelier de travail sur la production nationale d’oignon et d’ail.
Selon Satish Faugoo, le pays avait produit un total de 11 500 tonnes d’oignon en 2000 mais seulement 5 600 tonnes en 2005, soit une baisse de 58 %, alors qu’il fallait accroître la production. En 2012, la production a atteint les 7 300 tonnes, mais le ministre souhaite qu’elle touche très vite le niveau de 2000. « Je ne prévois aucune difficulté pour cela. Je pense que nous pouvons le faire, comme nous l’avons fait pour la pomme de terre », fait-il ressortir.
Le ministre indique qu’il faut augmenter la superficie consacrée à la production de ces deux légumes « mais ce n’est pas aussi simple. « Il faut penser également aux facilités post-récoltes, au problème de stockage et de planification », dit-il. Tel est aussi le cas, ajoute-t-il, pour l’exportation, « même saisonnière » et la production dans des pays de la région où des terres sont disponibles.
Le gouvernement, avance Satish Faugoo, ne peut s’engager dans la production d’oignon et d’ail, mais peut devenir un partenaire des producteurs privés. « Le gouvernement a mis en place le fonds pour la sécurité alimentaire avec un budget de Rs 1 milliard. Dans certains pays, des gouvernements ont été renversés à cause de la crise alimentaire. Nous ne voulons pas de cela ici », déclare-t-il.
Donnant les détails sur des plans d’aide mis en place en faveur des producteurs, le ministre cite le Seed Purchase Scheme qui a profité à environ 217 planteurs et la mise en place de 13 curing units pour l’ail et l’octroi de 40 % de grant aux planteurs pour la création de curing units. Sans oublier, la subvention de Rs 40 millions sur le prix du compost et la même somme pour la construction d’infrastructures dans les plantations de légumes.
Pour sa part, le Permanent Secretary de ce ministère, Ramprakash Nowbuth, estime que les producteurs devraient apprendre du passé pour tracer la voie du futur. « Ce sera une faillite si nous n’augmentons notre production que de 5 à 10 %. Nous devons pouvoir atteindre l’autosuffisance alimentaire », déclare-t-il. Durant toute la journée aujourd’hui les quelques dizaines de producteurs réunis à Pailles discuteront de l’importation des semences d’oignon et de pomme de terre, de l’agri-business, de la production de l’année dernière et du programme de recherches et de développement, entre autres.