Le Vélo Vert, une association d’éducation et de conscientisation fondée en 2012 et dont la mission est de partager et de coordonner des formations sur l’agro-écologie et des techniques de culture sans produits chimiques aux agriculteurs locaux – dans les écoles, quartiers et entreprises –, se lance dans la distribution de pain biologique. Une initiative d’autant plus louable qu’une partie des profits générés servira à soutenir une agriculture durable à Maurice.
« Un abonnement hebdomadaire de 20 pains par entreprise nous permettra d’accompagner un arpent d’exploitation agricole durant toute une année et de produire mensuellement près d’une tonne de légumes variés, soit une vingtaine de paniers par semaine », indique-t-on du côté de cette association. Cette dernière propose deux sortes de pains pétris à la main et gorgés d’oméga, avec ses graines de lin, de sésame et d’amandes.
Pain au levain naturel, farine biologique, pain sans gluten… La jeune équipe boulangère du Vélo Vert a bénéficié de l’expertise du chef pâtissier du groupe Constance, qui a accepté de soutenir cette initiative. Pour la fondatrice de l’association, Géraldine d’Unienville, « il est primordial de passer le message que désormais chaque Mauricien peut faire le bon choix pour son alimentation quotidienne », avant d’expliquer que l’opération « Le pain du Vélo Vert » a déjà commencé ce mois-ci avec six zones de livraison sur l’île. Dans cette démarche, Le Vélo Vert entend faciliter l’accès aux produits organiques locaux à travers un réseau associatif permettant aux consommateurs de recevoir chez eux ou sur leurs lieux de travail légumes et autres produits naturels et nutritionnels.
L’association se veut être le relais entre les agriculteurs et les consommateurs, aidant ainsi les premiers à distribuer leurs légumes auprès d’un public niche et aux seconds de pouvoir acheter des produits qui ne sont pas disponibles ailleurs. « Le Vélo Vert a, à travers des actions de conscientisation menées dans les écoles et les marchés, observé une croissance encourageante dans l’intérêt du public, qui est désormais un réel consommateur en faveur d’une agriculture sans chimie et responsable », avait déclaré Géraldine d’Unienville lors du lancement de cette association.
Selon les chiffres officiels, on utilise à Maurice environ 55 000 tonnes d’engrais chimiques et 2 000 tonnes de pesticides annuellement. La démarche actuelle vise à réduire ce volume en cultivant des légumes et des fruits de manière biologique.