Maurice accueillera du 13 au 15 février la première réunion de coopération technique du projet régional de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Celle-ci porte sur la prévention de l’introduction des espèces exotiques et des mouches des fruits, ainsi que la mise en oeuvre des méthodes de contrôle des espèces existantes par le biais de la technique de l’insecte stérile et autres méthodes de suppression.
Cette conférence sur la coopération technique du projet régional de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a pour objectifs de présenter des expériences avec des activités des mouches des fruits dans les États membres respectifs, de planifier des activités du projet et de rédiger un mémorandum d’entente sur le partage des ressources (humaines et matérielles) pour le contrôle des mouches de fruits.
Les mouches des fruits sont considérées comme étant les principaux ravageurs des fruits et des légumes dans les îles de l’océan Indien. D’où la dépense de grosses sommes des agriculteurs dans les insecticides. Mais le niveau de contrôle n’est pas satisfaisant.
Selon le ministère de l’Agro-industrie, cette méthode de lutte contre les mouches des fruits est néfaste pour l’environnement. « Au cas où de nouvelles espèces de mouches de fruits entreraient dans la région, elles auraient un impact négatif sur les économies fragiles des îles agricoles », indique le ministère, avant de citer le cas d’une nouvelle espèce de mouche des fruits répertoriée aux Comores.
Pour prévenir l’introduction de nouvelles espèces de mouches des fruits dans les îles, l’AIEA a approuvé un projet de quatre ans au coût de 445 835 euros avec la participation des pays tels que Madagascar, Seychelles, Mozambique, Tanzanie et Maurice.
Des bourses et des visites scientifiques seront ainsi offerts. Les producteurs seront formés sur l’application des pulvérisations d’appâts, le piégeage de masse de mouches des fruits mâles et de l’assainissement. La mouche du melon sera élevée en masse dans le laboratoire à Réduit, stérilisée par irradiation puis relâchée dans les champs des agriculteurs. De cette façon, la mouche du melon sera contrôlée sans l’utilisation de pesticides.
À Maurice, environ 30 % de la superficie cultivée est sous les cucurbitacées, dont la production est de 24 000 tonnes par an. La mouche du melon est le principal ravageur des cucurbitacées. Incontrôlé, ce ravageur peut détruire toute la production agricole. Les agriculteurs appliquent les insecticides directement sur les légumes afin de les protéger contre les attaques des mouches des fruits. Une telle méthode peut laisser des résidus sur les légumes et l’utilisation de pesticides constitue alors une menace pour l’environnement.