Le Food and Agricultural Research Extension Institute (FAREI) compte bientôt distribuer une certaine quantité de mouroung dans le but de propager sa culture, abandonnée depuis assez longtemps à Maurice, au bénéfice des Mauriciens. Selon Ramesh Rajcoomar, directeur de cet institut, le mouroung (moringa) est une plante aux mille vertus.
« Il y a quelque temps, nos officiers sur le terrain ont ramassé différentes variétés de graines et autres boutures de mouroung à travers l’île. Nous les avons cultivées et aujourd’hui, nous avons une certaine quantité de plantules à notre disposition que nous pouvons distribuer aux Mauriciens qui souhaitent les cultiver dans leur arrière-cour », indique Ramesh Rajcoomar, directeur du FAREI. Cette plante, souligne-t-il, était très populaire à Maurice, il y a quatre ou cinq décennies. Plusieurs familles se partageaient les brèdes ou le bâton mouroung à partir d’un seul arbre qui se trouvait dans le voisinage. « On ne les abattait pas, même s’il fallait faire de la place à une construction quelconque ».
Ramesh Rajcoomar indique que le FAREI peut aussi produire des plantules en grande quantité pour les besoins des entrepreneurs agricoles qui souhaiteraient les cultiver à grande échelle. « On ne consomme pas les feuilles de cette plante que pour le “toufe bred” ou le bouillon, mais on peut aussi en faire une tisane appelée moringa tea ou une soupe. Cette plante pourrait être profitable tant pour le marché local qu’étranger », fait-il ressortir.
Dans une documentation scientifique, il est indiqué que le moringa est un arbre des régions tropicales. « Utilisé depuis des siècles par les populations locales en Afrique, il a commencé à faire parler de lui en Occident, où les scientifiques se sont penchés sur ses nombreuses vertus nutritionnelles et cosmétiques », peut-on lire dans cette documentation. Les feuilles de moringa, lit-on, qui sont les parties les plus utilisées, renferment de nombreux minéraux (potassium, calcium, magnésium, fer, manganèse), des vitamines du groupe B et A, C et E ainsi que tous les acides aminés et les acides gras essentiels. En comparaison avec les légumes courants, pour une même quantité donnée, les feuilles fraîches de moringa sont bien mieux pourvues en ces divers micros et macronutriments.
De plus, cette documentation traite également la richesse nutritionnelle du moringa, excellent allié des personnes dénutries. On peut alors l’utiliser comme un légume feuille, cru ou cuit. Sous sa forme sèche, il se saupoudre sur les salades et dans les sauces. Dernièrement, des scientifiques ont découvert que les protéines de graines du moringa peuvent fournir une méthode de purification de l’eau plus efficace que le processus actuel qui utilise des matières synthétiques.