La première réunion de coopération technique du projet régional de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique sur la prévention de l’introduction des espèces exotiques et des mouches des fruits s’est ouverte hier après-midi au siège de l’Institut des recherches de l’industrie sucrière à Réduit. Le ministre de l’Agro-industrie Satish Faugoo a présidé la session inaugurale où la mise en oeuvre des méthodes de contrôle des espèces existantes par la technique de l’insecte stérile et d’autres méthodes de suppression a aussi été évoquée.
Satish Faugoo a rappelé que les mouches des fruits peuvent causer des dégâts énormes à la production des fruits et légumes et de grandes pertes économiques pour le pays. « En l’absence de mesures efficaces de contrôle, ces mouches constituent un facteur qui limite l’expansion et le développement d’une industrie de fruits et de légumes et représentent une menace aux exportations », a souligné le ministre de l’Agro-industrie.
Il y a huit espèces de mouches des fruits spécifiques, dont quatre qui s’attaquent aux légumes, et les autres aux fruits, souligne le ministre. La mangue, la pêche, la goyave, la papaye, le concombre, le giraumon et la courgette  sont entre autres exposés à ce danger. À Maurice, la production annuelle des cucurbitacées est d’environ 24 000 tonnes. Le ministre de l’Agro-industrie soutient que l’on aurait pu produire 32 000 tonnes annuellement sans les mouches des fruits. Pour contrôler ces mouches, les agriculteurs utilisent des pesticides en grande quantité. Or, l’on sait que l’utilisation massive de ces produits comportent des risques pour la santé humaine. D’où le Regional Fruit Fly Project, approuvé par l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA), et qui comprend aussi des pays de la région. Ceci fait suite à un projet pilote initié en 2007 à Plaine-Sophie où l’on avait constaté que grâce à la lutte intégrée, l’infestation des cucurbitacées avait été réduite de 30 % en 2007 à moins de 5 % en 2009. La deuxième phase du projet a été étendue à d’autres régions de Maurice. Ce qui fait que tous les agriculteurs vont en bénéficier. Ils seront aussi formés dans des techniques « eco-friendly » de contrôle de mouches des fruits.
Cette conférence, qui prend fin mercredi, a pour objectifs de présenter des expériences sur les activités des mouches des fruits dans les États membres respectifs ; de planifier des activités du projet ; de rédiger un mémorandum d’entente sur le partage des ressources (humaines et matérielles) pour le contrôle des mouches des fruits.
Les mouches des fruits sont considérées comme étant les principaux ravageurs des fruits et des légumes dans les îles de l’océan Indien. L’AIEA a approuvé un projet de quatre ans au coût de 445 835 euros avec la participation des pays tels Madagascar, Seychelles, Mozambique, Tanzanie et Maurice.