Photo archive
La Commission de l’Agriculture à Rodrigues se penche sur un plan de préparation aux situations d’urgences pour les maladies animales. En effet, la fièvre aphteuse qui a frappé Rodrigues en 2016 a été source de souffrance et de dépenses pour le gouvernement ainsi que pour les éleveurs.
Dans ce contexte, un atelier de travail de deux jours axé sur le thème ‘Emergency Preparedness Plan (EPP) for transboundary animal diseases’, s’est tenu la semaine dernière à l’ex-La Varangue à Contour Oblasse. Deux experts sud-africains, dont Prof. Gavin Thomson et Mme Mary Louse Penrith, ont animé l’atelier.
Une quarantaine de participants, en l’occurrence les officiers de la Commission et les représentants d’associations d’éleveurs, s’étaient réunis pour cet atelier. L’objectif principal était de dégager une feuille de route avec les protocoles et procédures à suivre en cas d’une épidémie de maladies animales dans l’île, ce qui aiderait Rodrigues à se préparer pour réagir efficacement dans de telles situations.
 
D’après les dernières analyses effectuées par les laboratoires concernées, Rodrigues ne présente pas de nouveau cas de fièvre aphteuse. La Commission de l’Agriculture introduira bientôt des règlements sur l’importation d’animaux et de végétaux dans l’île afin d’assurer la biosécurité du territoire. Quatre officiers sont actuellement en formation à Maurice dans le domaine de biosécurité.
 
Depuis l’année dernière, le service vétérinaire de la Commission de l’Agriculture effectue la sérosurveillance pour détecter d’éventuelles maladies auprès de nos animaux. Pour le service vétérinaire, ce plan de préparation est un outil essentiel pour le secteur de l’élevage. En outre, l’EPP sera en ligne avec les recommandations de la l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et comprendra quatre cycles, notamment la prévention, la détection, le respect et le rétablissement. Le plan devra être testé régulièrement.