Le Cane Planters and Millers Arbitration and Control Board a été certifié MS ISO / IEC 27001 : 2005 par le Mauritius Standards Bureau la semaine dernière à la remise de certificats au Rajiv Gandhi Science Centre à Bell-Village. Étaient présents à la cérémonie les ministres de l’Agro-Industrie et de la Sécurité alimentaire et des Technologies de l’Information et de la Communication, des représentants de la Mauritius Sugar Producers Association et de la communauté des planteurs. Dans son intervention, le ministre Satish Faugoo a souligné que « le CPMACB sera revu mais maintiendra son autonomie » dans le cadre de la restructuration des institutions financées par le CESS. 
« Afin de maintenir le secteur sucre viable, compétitive et durable, il n’y a pas d’autre choix que de le réformer. L’une des mesures est la réforme des service providing institutions », soutient Satish Faugoo. Le ministre de l’Agro-Industrie rappelle que la réforme des institutions financées par le CESS découle d’une recommandation, vu que le montant des taxes parafiscales de financement des opérations des SPI pèse lourd sur les revenus des planteurs, plus particulièrement les petits planteurs et les métayers, d’autant plus par une « réduction drastique » du prix du sucre exporté vers l’Union européenne. 
« En sus de la crise dans la zone euro, les enjeux de l’industrie sucrière ont empiré et déclenché la nécessité d’une réduction de CESS et une restructuration des institutions financées par le CESS. Je dois dire que la commission de contrôle est l’un des SPI qui subira une révision, mais il maintiendra son autonomie, vu l’importance de ses fonctions », a ajouté Satish Faugoo. Soulignant que le Cane Planters and Millers Arbitration and Control Board (CPMACB) continuera à fournir ses services, il exhorte à cet organisme de fournir un service plus efficace aux planteurs de canne, en particulier les petits. 
« Le Control Board devrait poursuivre avec le processus de modernisation, qui comprend une mise à niveau de notre capacité et la qualité de service qui doit être certifiée et accréditée aux normes ISO. À cet égard, j’insiste auprès de l’industrie pour l’exécution rapide du projet Infracana qui a confiance dans le système », estime le ministre de l’Agro-Industrie.
Revenant sur les difficultés auxquelles est confrontée l’industrie sucrière, Satish Faugoo affirme que de nouveaux problèmes et enjeux ont fait surface en 2005 après le démantèlement du protocole sucre et de la réforme du régime sucrier de l’UE, plus particulièrement la réduction de 36 % du prix du sucre. « Nous n’avons pas choisi la voie facile. Nous avons pris des décisions audacieuses. Nous avons transformé les enjeux en opportunités. »
Soulignant la mise en oeuvre du plan d’action 2006-2015 de la Multi-Annual Adaptation Strategy, Satish Faugoo souligne aussi l’agenda social de la (MAAS) en faveur des pauvres et l’engagement du gouvernement envers les travailleurs, les petits planteurs et métayers et autres acteurs de l’industrie sucrière. Il fait référence à l’intervention du Premier ministre Navin Ramgoolam dans l’« accord historique » de décembre 2007 entre le gouvernement et la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA), où il a insisté pour que tous les acteurs de l’industrie sucrière bénéficient de la réforme, en particulier les ouvriers, les petits planteurs et métayers.
Au chapitre de la réforme, le ministre de l’Agro-industrie affirme que des actions ont déjà été enclenchées. « Un plan d’exécution a été préparé et trois comités ont été mis en place pour appliquer les recommandations dans le rapport », indique-t-il avant d’ajouter que « la réforme de la taxe parafiscale globale de SPI est une priorité car elle est la condition sine qua non pour la survie même, la viabilité et la compétitivité de la filière canne à sucre. Il est aussi devenu un indicateur de performance clé avec notre partenaire de l’UE pour le décaissement des fonds au titre des mesures d’accompagnement et de soutien ». En revanche, Satish Faugoo maintient que le gouvernement et tous les acteurs ont déjà pris des mesures audacieuses pour transformer l’industrie sucrière à l’industrie cannière. « Nos réalisations à ce jour ont été bien réorganisées et l’île Maurice est souvent citée comme une vitrine pour les pays ACP et même non ACP producteurs de sucre des pays… » Il cite la mise en place d’une institution « efficace », à savoir la Mauritius Sugar Cane Industry Authority, qui comprendrait également le CPMACB, prêt à faire face aux nouveaux enjeux.