Le ministre de l’Agro-Industrie et de la Sécurité alimentaire Satish Faugoo a procédé hier au lancement de Food and Agricultural Research and Extension Institute (FAREI), dont l’objectif principal est d’améliorer l’efficacité opérationnelle des institutions et les services ainsi que de réduire les coûts d’opération. « Nous maintenons et renforçons les services offerts à tous les partenaires engagés dans le secteur tout au long de la chaîne de valeur, mais d’une manière plus efficace et à moindres frais », a-t-il déclaré.
« Nous avons enclenché une grande réforme dans le secteur de l’agro-industrie au cours des cinq dernières années. Douze institutions ont ainsi été regroupées en trois entités », a indiqué M. Faugoo, qui a rappelé la création de la Mauritius Canes Industry Authority (MCIA) avec la fusion de six “services providing institutions”, dont le MSIRI, la FSC et la SPMPC, entre autres. De même, le National Agricultural Products and Regulatory Office (NAPRO) a été mis en place pour prendre en charge les fonctions et les pouvoirs du Tea Board, du Tobacco Board et de la Mauritius Meat Authority (MMA), tandis que la MSPCA, elle, a été remplacée par la Mauritius Society for the Animal Welfare (MSAW). « Aujourd’hui, nous franchissons une dernière étape avec la fusion du Food Agricultural Research Council (FARC) et de l’Agricultural Research and Extension Unit (AREU) pour créer le FAREI », a-t-il dit. Une opération qui bénéficie du soutien technique de la Food and Agriculture Organisation (FAO) pour la réorganisation des services agricoles, y compris la division des services vétérinaires. « Nous appliquons déjà les recommandations formulées par les consultants de la FAO », a-t-il ajouté.
S’agissant de la production alimentaire dans le pays, le ministre s’est dit « heureux » de constater que celle-ci a connu une hausse, passant de 99 507 tonnes en 2007 à 116 000 tonnes en 2013, soit une augmentation de 17%. « Nous avons presque atteint l’autosuffisance en pommes de terre », a-t-il indiqué. La superficie en termes de cultures vivrières est passée de 6 740 hectares à 7 570 hectares, soit une augmentation de 12%. Pour ce qui est du cheptel bovin, il a augmenté par 1 700 têtes de races améliorées, représentant une hausse de 30%. « Récemment, nous avons importé des races améliorées de génisses, chèvres et moutons de l’Afrique du Sud. La production de lait frais local a augmenté de 10,2 millions de litres, soit une hausse de 400% », a-t-il déclaré, avant d’indiquer que le cheptel porcin, lui, a atteint 24 000 têtes, contre 4 000 après l’épizootie de la peste porcine africaine qui avait décimé ce cheptel il y a quelques années et 18 000 avant cet épisode. Le ministre a fait remarquer que la production de la viande (poulet, boeuf, chèvre, porc et mouton) est passée de 34 300 tonnes à 47 000 tonnes en 2005, soit une hausse de 37%.