Dans le cadre d’une journée de réflexion pour valider le nouveau Livestock Policy Paper du ministère de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire, Mahen Seeruttun a déclaré que le secteur de l’élevage, surtout concernant la production de viande et de lait, a été pendant trop longtemps délaissé. « L’élevage doit connaître un changement drastique et sortir d’un système révolu et archaïque pour aller vers une professionnalisation de ses activités pour atteindre son véritable potentiel, que ce soit en production laitière ou de viande bovine, ovine, porcine, caprine ainsi que celle de poulet. » L’élevage de dindes, canards et lapins sera aussi développé à grande échelle pour renforcer ce secteur.
Selon Mahen Seeruttun, les dernières statistiques dressent un constat « peu réconfortant » de ce secteur. « Notre pays est devenu très dépendant des importations, qu’il s’agisse de lait ou de viande. Il nous faut donc réagir vite, bien et avec efficacité. Nous proposons une stratégie et des actions visant à renverser cette tendance. Nous allons poursuivre nos efforts afin de réduire de façon significative notre dépendance à l’importation », a-t-il affirmé, convaincu qu’il est possible de réussir dans cette entreprise. « Il y a un besoin urgent de donner une nouvelle impulsion à notre production locale pour atteindre ce but. » La validation de la politique, des stratégies et des actions concrètes pour l’avenir de ce secteur constitue une étape cruciale « car l’élevage reste au centre des préoccupations du gouvernement ».
Mahen Seeruttun a mis en exergue les différentes étapes de la production et surtout l’environnement pénible dans lequel doivent évoluer les éleveurs. « L’hygiène et l’environnement sanitaire, l’alimentation, la reproduction et la santé des animaux resteront les aspects critiques sur lesquels les éleveurs doivent se concentrer davantage et redoubler d’efforts pour améliorer la production. » Selon lui, lorsque les consommateurs découvriront les différentes étapes de production, ils se rendront compte des efforts fournis et le savoir-faire des éleveurs. « L’intérêt et l’engouement pour les produits venant de ces mêmes fermes décupleront. » Pour le ministre, l’élevage a un potentiel énorme. « Cela peut aider le pays à réduire son volume d’importations, à créer des emplois directs et indirects, et à atteindre un bon niveau d’autosuffisance en lait et viandes. » Après avoir encouragé les Mauriciens à consommer des produits locaux, il a annoncé que le gouvernement compte mettre 300 arpents des terres à disposition des entrepreneurs.