Le ministère de l’Agro-industrie a réuni jeudi une soixantaine de personnes engagées dans le secteur de l’agro-industrie pour réfléchir sur le rôle futur de l’Agricultural Marketing Board (AMB) qui vend annuellement environ 7 000 tonnes d’oignons, 7 000 tonnes de pomme de terre, 1 700 tonnes d’ail, 1 300 tonnes de semences de pomme de terre, 28 tonnes de semences d’ail et 450 kg de semences d’oignons.
Le ministre de l’Agro-industrie, Mahen Seeruttun, a déclaré que le rôle de l’AMB est d’assurer une fourniture régulière et stable de certains produits de base à un prix raisonnable sur le marché local à travers l’importation ou la production locale. Jusqu’ici, dit-il, Selon lui, l’AMB a joué un rôle important dans le marketing des produits agricoles tels l’oignon, la pomme de terre, l’ail et les semences. Cependant, a-t-il ajouté, « l’AMB a dû faire face à la réalité en renonçant au contrôle de ces marchés conventionnels avec la libéralisation grandissante de ces produits de par le monde et l’entrée de nouvelles entreprises du secteur privé dans ce domaine ».
Mahen Seeruttun a rappelé aux agriculteurs que le monde est en train de changer très vite, de même que le paysage du secteur agricole. Ce secteur, qui a été le pilier du développement économique de Maurice, « a un rôle important à jouer dans l’avenir du pays ». « Notre facture d’importation est très élevée, ce qui draine nos réserves en devises étrangères. Nous disposons aujourd’hui de terres additionnelles suivant le déclin du secteur sucrier. Nous parlons de sécurité alimentaire, de gaspillage de nourriture, de SMART agriculture, d’un nouveau potentiel en Afrique et d’autres choses qui concernent le secteur agricole », a-t-il fait ressortir, en ajoutant « qu’il est clair que le pays fait face à de nouveaux défis et le mode de business as usual n’est plus une option crédible ». « Nous devons nous aventurer dans des territoires inconnus et trouver de nouvelles avenues pour ce secteur », a fait ressortir le ministre. D’où cette réunion avec les agriculteurs pour définir une nouvelle vision pour l’AMB avec à l’esprit les défis et les opportunités liées au nouveau paysage agricole qui est en train de prendre forme.