Le ministre de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire, Satish Faugoo, a appelé les agriculteurs à ne pas se cantonner à la production de légumes et de fruits mais à s’engager comme entrepreneurs professionnels dans le but d’augmenter la production alimentaire. « Le gouvernement vous offre de nombreuses facilités. A vous maintenant de les saisir », a-t-il lancé aux agriculteurs de la région de Triolet, hier après-midi, lors du lancement du plan FORIP pour le secteur non-sucre.
Sous ce plan, le gouvernement va préparer les terres des agriculteurs, offrir des semences, les aider à mécaniser leurs opérations, à refaire les routes d’accès et amener l’irrigation sur les sites, moyennant que ceux-ci regroupent leurs terres en des parcelles d’au moins cinq arpents. « Ces travaux ne peuvent être effectués sur des petites portions de terre », a-t-il précisé. « Nous voulons moderniser le pays, professionnaliser le métier d’agriculteurs, pratiquer une agriculture durable pour les générations futures. Pour cela, il vous faudra changer de mentalité et adopter les nouvelles techniques agricoles ».
S’agissant du plan FORIP, le ministre a dit que si ce plan a bien marché auprès des planteurs de canne à sucre, il devrait marcher aussi auprès des planteurs des légumes et des fruits. Selon lui, sous ce plan, les coûts de production devraient baisser de 25 à 30 % et ceux de la productivité devraient augmenter de 40 à 50 %. Mais, a-t-il renchéri, il est important pour les planteurs de se regrouper « pas seulement pour bénéficier de l’économie d’échelle mais aussi pour mieux planifier la production et prévenir la surproduction, ainsi que pour combattre les vols dans les plantations. »
Satish Faugoo s’est dit choqué par la grande superficie de terres appartenant aux petits planteurs qui ont été abandonnées ces dernières années — « environ 30 000 arpents et de l’autre côté, le pays importe pour environ Rs 28 milliards de produits alimentaires annuellement. C’est très grave pour le pays, et il nous faut trouver les moyens pour remettre ces terres sous une activité économique. Je ne vois pas comment ceux qui ont abandonné leurs terres vont pouvoir retourner à l’agriculture. A moins qu’ils prennent avantage du plan FORIP. » Il a invité ces planteurs à se lancer dans la production de légumes et de fruits s’ils ne peuvent se lancer dans celle de la canne à sucre.