Cérémonie intime empreinte d’émotion chez PILS dans le cadre des activités marquant l’International Aids Candlelight Memorial. Hommage aux personnes touchées par le VIH/SIDA et à ceux qui sont décédées à cause de l’irresponsabilité de certains et des dysfonctionnements. Les bougies ont éclairé des larmes, de la colère et de l’espoir.
Il a pensé à la mort, au suicide : l’annonce de sa séropositivité l’a projeté au fond du désespoir. Pour faire face à cette situation, il espérait “l’amour, l’affection, le soutien” de sa famille, à qui il s’était confié. La réaction a été violente. Il a été rejeté : “Quelqu’un a même dit que j’étais une malédiction.” Il a dû faire face seul avant de trouver l’aide et le soutien ailleurs.
D’autres n’ont pas eu la même chance et cela leur a été fatal. Pour cet homme de 42 ans, “l’infection diminue, certes. Mais les décès augmentent. Parce que beaucoup de patients ne suivent pas leur traitement”. Certains par négligence, beaucoup d’autres à cause de la peur et de la discrimination, qui demeure très présente. Un autre témoin confie : “J’en ai été victime à l’hôpital. La discrimination est un fléau qui détruit notre société. En 2015, nous sommes censés vivre dans un monde développé. Mais la discrimination nous prive de nos droits. Si la société nous soutient, nous pourrons avancer vers un monde où les personnes vivant avec le VIH n’auront plus à affronter la discrimination. La société doit comprendre que Sida pa get figir.”