En vue de la journée internationale des guides touristiques qui aura lieu le 21 février prochain, l’Association of Inbound Operators (AIOM) organisera une campagne de sensibilisation pour promouvoir le métier. C’est ce qu’elle a annoncé hier lors d’une conférence de presse à l’école hotelière Sir Gaëtan Duval à Ebène.
Dans les années 80-90, affirme l’AIOM, le guide touristique avait le même prestige qu’une hôtesse de l’air ou un steward. Mais le recrutement de guides touristique a eu du mal à suivre le nombre croissant de touristes, et l’image de ce métier en a souffert. Ayant noté, ces dernières années, que de nombreux guides touristiques ne répondent pas aux exigences du métier, l’AIOM en a conclu qu’ils doivent avoir une meilleure formation et un meilleur statut. Après des consultations à cet effet, l’association propose diverses initiatives en vue de rehausser le niveau des guides et promouvoir l’image de la profession. Elle a ainsi mis en oeuvre un programme d’apprentissage qui sera assuré par l’École hôtelière. Cette dernière accueillera aussi la célébration de la journée internationale du guide touristique le 24 février. Quelque 700 étudiants sont attendus pour cet événement.
Marie-Line Marion, présidente de l’AIOM, a mis l’accent sur le fait que l’AIOM tient à fêter « dignement » la journée internationale du guide touristique. Cette ancienne guide touristique, qui a fait son apprentissage sur le tas, n’a pas manqué de faire ressortir que « si l’on ne connaît pas son pays, il est impossible de le vendre. » Pour elle, le succès de l’industrie du tourisme dépend beaucoup de la performance des guides. Et de citer un ancien ministre du Tourisme qui disait que « l’hôtel donne le confort nécessaire mais que voit le touriste au-delà de cela ? » C’est le guide touristique qui donne la « value for money », affirme Mme Marion.
La présidente de l’AIOM a insisté sur l’aspect « noble » de la profession de guide touristique. Elle a notamment félicité ceux qui se donnent à coeur joie à leur métier. L’initiative de lancer ce programme, dit-elle, n’est pas « une idée qui a germé comme ça ». C’est le fruit d’un travail assidu, qu’elle est contente d’avoir pu concrétiser. Elle a teminé son intervention en rendant hommage aux anciens guides touristiques.
Ceux interessés par le programme de l’AIOM sont invités à venir à l’École hôtelière le 24 février. Il y aura notamment un atelier de travail et un bus tour pour ceux détenant le SC et le HSC et les élèves de l’École hôtelière.