Photo de groupe des jeunes participants en compagnie de représentants d’Air Mauritius et de la Fondation Airbus

Susciter des passions chez les jeunes dans le monde fascinant de l’aviation, et ce à travers des ateliers. Tel est le but d’Airbus Little Engineer, une initiative d’Air Mauritius lancée en collaboration avec la Fondation Airbus. Une série d’ateliers est ainsi prévue dans l’optique d’intéresser les jeunes vers des carrières dans le domaine des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM).

Un premier atelier s’est déroulé mercredi et jeudi dans les locaux d’Air Mauritius avec la participation d’une cinquantaine de jeunes de Grade III issus de divers établissements scolaires. Ces derniers ont ainsi eu l’occasion de se familiariser avec l’assemblage des composants d’avions et ont pu découvrir le processus de fabrication de l’A380, le plus gros avion de ligne au monde. « Nous sommes ravis d’être partenaire de la Fondation Airbus. Son programme “Little 
Engineer” correspond parfaitement à l’approche d’Air Mauritius en matière d’enseignement et de développement de la jeunesse », devait déclarer le CEO d’Air Mauritius, Somas Appavou. Selon lui, « il n’est jamais trop tôt pour initier les enfants aux STIM et faire naître des passions, notamment pour l’aviation ». Pour sa part, la directrice exécutive de la Fondation Airbus, Andrea Debbane, a souligné que « le programme Airbus Little Engineer facilite l’accès aux STIM, essentielles pour résoudre les problématiques complexes d’aujourd’hui ». 
Lancé en 2012, le programme Airbus Little Engineer de la Fondation Airbus s’est imposé comme un vecteur efficace d’apprentissage par la découverte, cherchant à former et responsabiliser les jeunes dans le domaine des sciences et des technologies par 
le biais de la robotique et de l’aérospatial. Air Mauritius souligne, elle, que « l’Afrique a la population la plus jeune de la planète et connaît une croissance démographique » exponentielle. Et de poursuivre : « Ces jeunes seront le vivier d’une croissance durable pour le continent grâce à une culture de l’innovation, qui gagne rapidement du terrain. Il est essentiel que tous les acteurs concernés travaillent de concert pour faciliter l’accès de la jeunesse aux STIM. »

Rohans Moodhoo rêve de devenir pilote. A 13 ans, cet élève du Collège Royal de Curepipe a pour voisin l’aéroport. Il a pour ainsi dire été exposé dès son jeune âge au séduisant ballet des avions dans le ciel. « Tous les jours, de ma chambre, je vois voler les avions. » De surcroît, de par sa profession de duty manager à l’aéroport, son père lui a permis d’être encore un peu plus près de son rêve. « C’est en Std II, lors d’un premier voyage, que j’ai eu ce rêve d’être pilote. J’ai eu l’occasion d’entrer dans le cockpit et j’étais émerveillé par tous ces boutons qu’il y avait. Le pilote m’a permis d’en toucher quelques-uns. Depuis ce jour, je travaille pour devenir un jour pilote. » Rohans a d’ailleurs déjà choisi des matières comme la physique, le “Design & Tech” et les maths, nécessaires à qui veut embrasser une telle carrière.

Victor Piat, du collège Westcoast, caresse le même rêve que Rohans. « Depuis l’âge de 9 ans, j’ai pris conscience que j’adore voyager et faire la rencontre de nouvelles personnes. Je suis passionné par toute la technologie autour du monde de l’aviation. » En attendant d’emboîter le pas à son oncle, qui est déjà pilote chez Air Mauritius, Victor fait beaucoup de recherches sur les avions.
Parmi les participants à cet atelier figuraient deux jeunes Chagossiens, dont Catriona Veerapen, du collège Bhujoharry. Même si elle n’a jamais pensé faire carrière dans le monde de l’aviation, elle avoue avoir été impressionnée par l’atelier Little Engineer. Sanjana Gowrea, elle, du Collège Lorette de Curepipe, s’intéresse au métier d’hôtesse de l’air. « Ce qui m’intéresse, c’est de voyager et de découvrir des pays. L’atelier m’a permis de mieux connaître le monde de l’aviation. »