Air Mauritius a terminé l’exercice financier 2017/2018 avec des profits nets de 4,5 millions d’euros (environ Rs 180 millions), soit une baisse de 83% par rapport au montant enregistré en 2016/2017 (26,9 millions d’euros ou Rs 1,06 milliard).

Les résultats de la compagnie d’aviation nationale, approuvés aujourd’hui par le conseil d’administration, indique que les recettes pour l’année financière se terminant en mars 2018 ont atteint le niveau record de 509,6 millions d’euros (+3%) mais que cette « bonne performance » a été impactée par la hausse de 3,9% des coûts, qui se sont élevés à 464,7 millions. Celle-ci est expliquée par la croissance des opérations (nombre accru de fréquences et nouvelles dessertes) et la montée du prix du carburant.

Le changement favorable noté au niveau du taux de change euro/dollar (de 1,07 au 1er avril 2017 à 1,23 au 31 mars 2018) a permis d’atténuer la baisse des profits opérationnels (de 23,1 millions d’euros à 18,5 millions d’euros). Mais Air Mauritius a eu à faire face à une augmentation des charges financières nettes de 12,6 millions d’euros.

Le rapport d’Air Mauritius fait état d’une augmentation de 5,9% du nombre de sièges offerts, ceux-ci s’élevant à 2 262 214 pour l’exercice financier écoulé. Référence est faite à une stratégie de croissance soutenue sur différents marchés et l’introduction des nouvelles dessertes d’Amsterdam et de Genève. Le nombre de passagers transportés a également pris l’ascenseur, atteignant le niveau record de 1 694 956. Cependant, le taux de remplissage a été en repli, passant de 79,6% à 78,9%.

Parlant de l’exercice en cours, la direction d’Air Mauritius affirme qu’il s’annonce difficile de par l’effet conjugué de la concurrence, de la flambée du prix du carburant et de la volatilité des taux de change. Malgré tout, la compagnie poursuit sa stratégie de développement avec des investissements dans de nouveaux appareils et le renforcement de son réseau. Concernant le personnel, on affirme que la direction a aussi pris des dispositions pour conclure les négociations salariales avec les parties concernées.