Tenant compte de l’hypothèse selon laquelle l’avion de ligne MH 17 de Malaysia Airlines qui s’est écrasé en Ukraine, le 17 juillet dernier, avec près de 300 personnes à bord ait été touché par un missile, les transporteurs aériens du monde entier sont sur leur garde. La vigilance est de mise quant aux zones de conflits que traversent les avions, indiquent les compagnies d’aviation. C’est dans cette optique que, depuis hier, la compagnie aérienne australienne Qantas a cessé ses vols sur l’espace aérien irakien. À Maurice, la compagnie d’aviation nationale assure que les avions MK « ne survolent aucune zone à conflits. »
Alors que dans les heures ayant suivi l’explosion de l’avion de Malaysia Airlines, le 17 juillet dernier, des transporteurs du monde entier ont commencé à dévier leurs vols pour éviter l’Ukraine, d’autres compagnies emboîtent le pas et jouent la carte de la vigilance. C’est ainsi que depuis le 1er août, la compagnie australienne Qantas a dévié ses avions à partir de Dubaï pour Londres, car ne souhaitant pas prendre de risque de survoler des territoires à conflits. D’autant que la US Federal Aviation Administration a augmenté l’altitude minimale de 20,000 à 30,000 pieds, provoquant une révision de Qantas sur la route Londres–Dubaï que les avions Qantas survolaient généralement à une altitude de 38,000 pieds et 41,000 pieds, bien au-dessus de l’altitude minimale des vols commerciaux se déplaçant sur l’Irak.
Les compagnies aériennes basées à Maurice disent suivre la situation de près et rassurent que les routes empruntées par les avions qui nous desservent ne traversent pas les zones de conflits. « Les trajets empruntés par nos avions pour rejoindre l’Europe ne traversent aucune zone susceptible de nous inquiéter », dit le responsable de communication de MK, Fouad Noorally. Et d’insister que la compagnie d’aviation nationale, en concertation avec des autorités étrangères, suit quotidiennement la situation de près. « Comme toutes les autres compagnies aériennes, nous sommes en communication quotidienne avec les autorités compétentes et les plans de vols se décident avant chaque vol. Les deux points que nous désservons en Europe, à savoir Londres et Paris, ne nécessitent de traverser aucune zone de conflits », dit-il.  S’agissant des mesures de précautions prises, le responsable de communication de MK rassure: « Au cas où un conflit armé éclaterait sur un des couloirs que nous empruntons généralement, il est évident qu’Air Mauritius changera immédiatement de route. » Mais pour l’heure, la situation n’est aucunement alarmante.
Ebola : Emirates suspend ses vols en Guinée
Au niveau d’Emirates Airlines, les vols de la compagnie ont été suspendus sur Damas. Idem pour les vols sur Kiev qui ont été en raison des préoccupations internationales après le crash du vol MH 17. Dans un communiqué sur son site, Emirates Airlines indique qu’aucun de ses vols n’opère sur l’espace aérien ukrainien. La compagnie indique également qu’en raison de l’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement, elle a, depuis hier, suspendu ses vols sur la Guinée jusqu’à nouvel ordre. Elle poursuit, cependant, ses opérations sur Dakar et le Sénégal. Les vols EK sur cette partie du globe reprendront en fonction des conseils de l’administration générale de la santé publique internationale.
Cette situation sur le plan international provoque ainsi de nombreux changements au niveau de compagnies aériennes dans le monde. D’autant que les déroutes en raison des conflits armés pourraient allonger la durée des vols et consommer plus de carburant. Une dépense supplémentaire qui risque d’être répercutée sur les passagers à travers des tarifs plus élevés, laissent entendre des professionnels de l’aviation, ajoutant que les compagnies aériennes pourraient même être forcées, sous peu, de reconsidérer plusieurs trajets internationaux.