La guerre des nerfs entre les deux pilotes dont les contrats ont été résiliés et Air Mauritius se poursuit. À ce matin, aucune correspondance n’avait encore été adressée à la direction de la compagnie d’aviation.
Les deux parties se renvoient la balle. Air Mauritius maintient que la balle est dans le camp des pilotes alors que la MALPA soutient le contraire. Dans une déclaration faite hier, Shazeem Laulloo, le président de la MALPA, soutient que la lettre des pilotes est déjà prête mais qu’une rencontre entre les conseilleurs légaux n’a pu avoir lieu durant le week-end et est prévue pour aujourd’hui.
« J’apprends à travers les médias que la balle serait dans notre camp. Je trouve cela surprenant car l’arrangement est que les avocats des deux parties, à savoir les conseillers légaux d’Air Mauritius et ceux des pilotes, devaient se rencontrer pour trouver un arrangement sur le contenu de la lettre pour qu’il soit convenable aux deux. Or, le conseiller légal d’Air Mauritius a reçu des instructions pour attendre jusqu’à lundi. Il est clair donc que la balle est dans le camp d’air Mauritius », explique Shazeem Laulloo. Ce dernier insiste que tout cela ne concerne que la première partie des demandes des pilotes. « Les deux autres concernent notamment le réalignement des contrats des nouveaux pilotes à l’accord sur les conditions d’emploi signé en 2011 et le changement radical au niveau des ressources humaines », souligne le président de la MALPA.
La situation à Air Mauritius a été diversement commentée dans la presse durant le week-end. Le leader du MMM, Paul Bérenger, a tenu le conseil d’administration et le comité de direction de la compagnie responsables de la situation.
Pour sa part, le porte-parole du gouvernement, Etienne Sinatambou, a soutenu que « même si la direction d’Air Mauritius prendra des mesures à la lumière du mouvement des pilotes, au niveau du gouvernement, nous n’acceptons pas qu’un petit groupe tienne en otage les passagers ».
Selon le porte-parole du gouvernement, la démarche des pilotes est anormale et comprend des éléments troublants. Une enquête, a-t-il allégué, révèle qu’il y a eu « une action concertée pour prendre la compagnie, les clients, les employés et le pays en otage ». « Que tout à coup 12 personnes tombent malades le 5 octobre et 10 autres le lendemain, cela s’apparente à un coup délibéré », observe Etienne Sinatambou. Il considère que cela s’apparente à une grève illégale qui a coûté Rs 240 M au pays. Il a repris les arguments d’Air Mauritius concernant les salaires des pilotes et leurs conditions de travail et déplore que les pilotes contestataires aient pris une voie autre que celle des procédures en place au niveau de la compagnie aérienne nationale.