Intervenant à la session intitulée « Amazing women » au Women’s Forum lundi à l’hôtel Sugar Beach à Flic-en-Flac, Aisha Oyebode, Chief Executive Officer de la Murtala Mohamed Foundation, philanthrope de formation légiste et une des fondatrices du Disaster Risk Management Centre et du mouvement #BringBackOurGirls, qui milite pour un retour des filles enlevées par Boko Haram en 2014, s’était longuement appesantie sur les problèmes auxquels fait face son pays, liés en grande partie aux effets du changement climatique. Dans une interview accordée au Mauricien, c’est un cri du coeur qu’elle lance à la communauté internationale, fatiguée de voir les femmes et les jeunes filles de son pays victimes de violence et de constater que le viol continue à être utilisé comme un instrument de guerre dans les zones de conflits. « Il faut qu’on unisse nos voix pour faire changer les choses », affirme celle qui estime que « l’autonomie économique amène à la résilience ».
Vous êtes la CEO de la fondation Murtala Mohamed qui se dévoue à apporter un changement économique au sein de la société nigériane. La fondation a aussi ouvert un Disaster Risk Management Centre. Qu’est-ce qui a motivé ce projet ?