« Aucun parti politique ne peut imposer sur les autres ses propositions et d’attendre que tout le monde soit d’accord ». C’est ce qu’avance le président du Mouvement Patriotique, Alan Ganoo, ce jeudi à sa conférence de presse concernant la « raison d’être » d’une réforme électorale. Le leader du MP explique qu’à travers les divers aspects de la réforme électorale, il fait un consensus entre le gouvernement et l’opposition.

Selon le leader du MP, ce consensus comprend la nécessité d’une réforme électorale, le maintien du First Past the Post et la dose de proportionnelle. « Le pourcentage recueilli par un parti politique ne traduit pas en justice le nombre de sièges qu’il reçoit au parlement. Il faut donc que notre système soit juste et équitableIl faut trouver la balance entre corriger un système injuste et assurer que la partie gagnante conserve sa majorité au parlement ».

Pour le MP, le gouvernement a toutefois campé sur sa position et n’a fait aucun effort pour changer certains aspects de la réforme dont certains partis politiques n’étaient pas d’accord. « Il ne peut y avoir de réforme électorale s’il n’y a pas de consensus », déplore Alan Ganoo.

Pour lui, la solution serait de solliciter l’aide des organisations internationales spécialisées dans les systèmes électoraux. Il pense notamment à l’International Institute for Democracy and Electoral Assistance en Suède, l’Electoral Institute for Sustainable Democracy in Africa à Johannesburg et l’International Foundation for Electoral Systems aux Etats-Unis.

Alan Ganoo compte ainsi débattre des propositions du gouvernement concernant la réforme électorale durant la séance parlementaire de ce vendredi 7 décembre.