Le président du MMM, Alan Ganoo, qui s’est senti désavoué par les propos tenus par son leader Paul Bérenger dans le cadre d’une interview accordée à Radio Plus cette semaine, est monté au créneau pour remettre les pendules à l’heure. « La vérité que je voulais rétablir est que la condition sine qua non pour conclure une alliance durant les négociations était que Paul Bérenger accède au poste de Premier ministre pour cinq ans sur une base de répartition 30-30 des investitures. C’est lorsque cette condition a été agréée que l’alliance a été conclue ». La façon dont Bérenger a répondu à cette question et le ton adopté, déplore-t-il, ont constitué un désaveu pour lui. Dans une interview accordée au Mauricien, Alan Ganoo dit qu’il existe encore des foyers de dissensions au sein du MMM. « Le leader et son secrétaire général savent qu’il y a des résistances au niveau de la direction du parti », affirme-t-il en restant flou quant à son avenir au sein du parti.
Réagissant aux propos tenus par le leader du MMM à votre égard dans une interview accordée à Radio Plus, vous vous êtes dit choqué et attristé. Qu’est-ce qui a provoqué cette réaction ?
Je voulais remettre les pendules à l’heure concernant une déclaration de Paul Bérenger. Dans son interview, il revient sur l’alliance PTr/MMM. À la question d’un auditeur concernant la décision du MMM de casser le Remake pour faire alliance avec le PTr, il affirme que ce n’est pas vrai de dire que sa décision était motivée par le fait qu’il devait accéder au poste de Premier ministre pour cinq ans avec le PTr alors que dans le cadre du Remake il devait attendre trois ans. Sa thèse était que la rupture avec le Remake était motivée par d’autres raisons dont des problèmes avec le MSM concernant la hiérarchie au sein d’un gouvernement Remake, le procès de Pravind Jugnauth, l’unité nationale entre autres. Mon nom a alors été cité pour affirmer que j’avais effectivement dit que dans le cadre de l’alliance avec le PTr, Paul Bérenger accéderait aux fonctions premier-ministérielles très vite. Il a répondu d’une façon lapidaire qu’il n’était pas d’accord avec ce qu’avait dit Alan Ganoo, que ce n’est pas vrai que l’alliance avec le PTr était liée au fait qu’il devait devenir PM pour une période de cinq ans. La vérité que je voulais rétablir est que la condition sine qua non pour conclure une alliance durant les négociations était que Paul Bérenger accède au poste Premier ministre pour cinq ans sur une base de répartition 30-30 des investitures. C’est lorsque cette condition a été agréée que l’alliance a été conclue. La façon dont Bérenger a répondu à cette question et le ton adopté ont constitué un désaveu pour moi. Je ne pouvais, par conséquent, garder le silence, et je maintiens que c’est le mandat premier ministériel de cinq ans pour Bérenger qui a amené tout le monde à entériner l’alliance PTr/MMM. Je ne comprends pas la raison pour laquelle Bérenger doit présenter cela d’une autre façon. Est-ce parce que nous avons perdu les élections, parce que la population ne l’a pas plébiscité comme Premier ministre ? J’ai ressenti sa déclaration comme un poids pour moi. C’est la raison pour laquelle j’ai fait une déclaration pour dire que je suis choqué et attristé. La vérité reste la vérité.