À l’Île Maurice comportera dans ses plus infimes détails l’empreinte de Jean-Claude Gébert. Des compositions jusqu’aux dernières retouches en studio, le chanteur et multi-instrumentiste a été le seul à avoir travaillé sur toutes les étapes de ce 15-titres. Celui dont la voix et l’image ont vogué sur les ondes mauriciennes pendant 46 ans n’a rien perdu de sa fraîcheur et de sa passion. L’album qu’il lance cette semaine en est une belle preuve pour cette personnalité du monde audiovisuel qui cherche avant tout à rendre hommage au pays.
Jean-Claude Gébert, c’est une voix, un visage et un style qui font intrinsèquement partie du paysage audiovisuel de Maurice. Parlez-lui en et, avant même la fin de la phrase, il vous cite ce 13 février 1970 où le collégien en culottes courtes qui fréquentait les couloirs de la station nationale à la fin des années 60 s’installait enfin en studio. “À cette époque l’apprentissage se faisait à la dure. Nous apprenions sur le tas et il nous fallait toucher à tout.” Marie-Josée Baudot comptait parmi ses aînés et son principal mentor avait été cette grande dame de la Rue Pasteur qu’était alors Manda Boolell.
Après la MBC, il y a eu les radios privées, l’animation ou encore la publicité, domaine dans lequel il a aussi été formé et où il a travaillé durant une certaine époque. Quarante-six ans ont passé, et Jean-Claude Gébert a accompagné au moins trois générations de téléspectateurs et d’auditeurs dans ce qui est pour lui un grand terrain de jeu. Jamais fatigué de tout cela : “Mon épouse me dit d’ailleurs souvent que je ne travaille pas, mais que je me fais plaisir en vivant ma passion.”