Après avoir publié un premier album entièrement produit par lui-même, Velen Chinien revient dans les bacs avec un opus plus travaillé, plus abouti. Sorti depuis un mois à La Réunion, l’album Kole Kolé est maintenant disponible sur le marché mauricien.
Pour ce nouvel opus, le chanteur propose onze titres. Tous les morceaux sont composés par Velen, avec toutefois la participation de Denis Azor sur un des titres, Watiwala. Résolument séga, l’opus montre bien la prédilection de son auteur : les percussions sont très présentes sur les différents morceaux.
Cet artiste natif de Goodlands n’a pas lésiné sur les paroles. Les morceaux sont porteurs de vrais messages. On retrouve par exemple dans Manz ar li un appel à l’espoir pour toutes les personnes handicapées ou qui vivent dans des hospices, pour qu’elles ne perdent pas courage.
Avec l’aide de sa femme Nelah, de Dalon, de Denis Azor, de ses arrangeurs Jean Paul Marthe et Ricardo, Velen a lancé son CD en espérant vraiment faire partager ses idées avec le maximum de ses compatriotes.
Engagé
On peut qualifier l’artiste d’engagé : il parle longuement de problèmes de société dans La Tour de Babel ou dans Tsunami, sa chanson préférée. “C’est un morceau qui me touche beaucoup, et un sujet qui me rend très triste”, confie le chanteur.
Velen Chinien semblait prédestiné à vivre de sa musique ! Pendant toute son enfance à Goodlands, il a baigné dans le giron musical. Son père Moorgesh est un musicien qui joue régulièrement dans les mariages.
Dès ses 15 ans, Velen accompagne l’orchestre de son père. Sa prédilection : les percussions. Mais il ne chante pas encore. Cela viendra bien plus tard. C’est pour le concours La Flamme d’or, en 2000, que l’artiste décide de se lancer dans cette nouvelle aventure et chante pour la première fois. Même s’il n’a pas remporté le concours, il prend goût au chant : trois ans plus tard, son premier album, Nouvo Simin, fait son apparition. “Mais il était vraiment fait avec les moyens du bord”, souligne Velen. Écrit, composé, interprété et arrangé par ses soins, ce disque prouve son envie de percer dans ce domaine, même s’il n’en a pas les moyens financiers.
Dix ans de travail
Tout en faisant ce que l’on peut appeler un travail alimentaire, Velen commence à préparer un nouvel album, en prenant son temps. Il lui a fallu dix ans pour atteindre un niveau qui le satisfasse. Il s’entoure d’une petite équipe, et débute les enregistrements en janvier 2011. “Sans l’aide de tous les autres, je n’aurais pas pu y arriver. Je n’oublierai jamais tout ce qu’ils ont fait pour moi. J’ai une pensée particulière pour Denis Azor, qui est souffrant actuellement. J’espère que le fait d’écouter mon album lui apportera un peu de soulagement.”