ALERTE À LA BOMBE : Vent de panique à la New Court House

Une alerte à la bombe a interrompu les travaux des tribunaux de la New Court House ce matin. Des limiers de la SMF ont fait évacuer les visiteurs pour inspecter le bâtiment. Cependant, 58 étudiants sont restés à l’intérieur pour continuer l’examen du barreau. L’alerte a été levée à 11 h 45.
Vent de panique ce matin à la New Court House à Port-Louis. Ce bâtiment qui accueille les cours de districts de Port-Louis, la cour intermédiaire (civile et criminelle), l’Industrial Court et le Family Division de la Cour suprême, n’a pas pu opérer comme d’habitude à cause d’une alerte à la bombe peu après l’ouverture des tribunaux vers 9 h 30. Le bâtiment est très vite pris d’assaut par les éléments de la Special Mobile Force (SMF) qui ont pendant deux heures effectué des fouilles et ont inspecté les recoins de la New Court House. Les visiteurs ont pu entrer dans le bâtiment vers 11 h 45.
Ce « bluff », survient au moment où des étudiants en droit passent leur examen du barreau pour devenir notaire, avoué ou avocat. Selon les informations recueillies par Le Mauricien, 58 étudiants sont restés à l’intérieur du bâtiment, au rez-de-chaussée, au troisième et au quatrième étage, alors que les cours de justice se vidaient rapidement.
Me Raouf Gulbul, qui attendait comme une vingtaine d’avocats, des huissiers et des avoués, nous a confié qu’il est « outré » par cet acte qu’il juge « méprisable ». Il était en compagnie de son client, le député de la circonscription N° 3 Cehl Meeah qui attendait pour sa comparution devant la cour de district de Port-Louis Sud dans l’affaire de la chambre 216. « Je trouve tout cela ridicule de n’évacuer qu’une partie du bâtiment alors qu’il y a des étudiants à l’intérieur… Pourquoi évacuer les tribunaux et pas les salles d’examens ? », s’interroge Me Gulbul. Il a ajouté que la tâche ne sera pas aisée pour les enquêteurs pour coincer le responsable. « La sécurité n’est pas assez renforcée… », a confié l’avocat au Mauricien. Dehors, la circulation n’a pas été interrompue.
Cette « mauvaise blague », comme le disent certains avocats, a fait perdre quelques heures aux tribunaux. Certains procès ne pourront avoir lieu comme prévus, faute de temps.
 

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