L’Organisation des Nations unies a proclamé 2016 Année internationale des légumineuses dans le but de sensibiliser l’opinion publique aux avantages nutritionnels de ces dernières dans le cadre d’une production vivrière durable, à l’appui de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
La Food and Agriculture Organisation (FAO) est catégorique : le secteur des légumineuses nécessite plusieurs améliorations, à savoir l’enrichissement de l’exploitation des protéines issues des légumineuses, le renforcement de la production de celles-ci à l’échelle mondiale ainsi que la mise en pratique d’actions permettant de tirer un meilleur parti de la rotation de cultures et de trouver des solutions aux problèmes se posant dans ce commerce. Dans une documentation diffusée sur le site Web de la FAO, l’organisation onusienne indique que les légumineuses sont des plantes annuelles dont les cosses produisent entre 1 et 12 graines ou semences de tailles, de formes et de couleurs variables, et qui sont utilisées dans l’alimentation humaine et animale. « Les légumineuses sont uniquement des plantes récoltées pour l’obtention de grains secs ainsi que les cultures utilisées principalement pour l’extraction d’huile et les cultures légumineuses utilisées exclusivement à des fins de semis », dit la FAO.
La FAO explique que les légumineuses – telles les lentilles, les haricots, les pois et les pois chiches – font principalement partie du panier alimentaire de base de nombreuses populations. Elles sont une source essentielle de protéines et d’acides aminés d’origine végétale et devraient être consommées dans le cadre d’un régime alimentaire équilibré, propre à lutter contre l’obésité, mais aussi à prévenir et à traiter les maladies chroniques, comme le diabète, les pathologies cardiovasculaires et le cancer. Elles sont également composées de protéines d’origine végétale pour les animaux.
Par ailleurs, la plateforme technique sur l’évaluation et la réduction des pertes et des gaspillages alimentaires du G20 a été officiellement lancée le 4 décembre dernier. Cette plateforme de partage des connaissances vise à informer et à favoriser l’échange de bonnes pratiques en vue d’évaluer et de réduire le gaspillage et les pertes alimentaires au niveau mondial. « Les pertes alimentaires font référence à une diminution des denrées destinées à la consommation humaine, à différentes étapes de la chaîne alimentaire (production, post-récolte et transformation), principalement dans les pays en développement », indique cette plateforme. Il est donc essentiel d’éliminer les pertes et les gaspillages alimentaires en vue d’améliorer sa sécurité. Plus d’un tiers de la nourriture produite aujourd’hui est perdue ou gaspillée et, pourtant, près de 800 millions de personnes souffrent encore de faim chronique. La plateforme soutient aussi que, pour parvenir à nourrir le monde à l’horizon 2050, la production alimentaire mondiale devra être augmentée de 60%.