Une pénurie de poulet ainsi qu’une hausse de prix pourraient poindre à l’horizon, précisément dans environ deux mois. C’est du moins ce que craignent des petits et moyens éleveurs. Le problème découlerait de la baisse des activités des grands producteurs, qui travaillent seulement à 50% de leurs capacités depuis le confinement. De ce fait, les petits et moyens éleveurs éprouveraient bien des difficultés à s’approvisionner en poussins et en nourriture.

Encore une autre des conséquences du confinement, une possible pénurie de poulets d’ici les deux prochains mois, appréhendent les petits et moyens éleveurs. La Consumer Advocacy Platform (CAP) rapporte en effet que ces derniers ne parviennent que difficilement à s’approvisionner en poussins et nourriture. Pour corser les choses, « les détaillants auraient réduit leur commande, le couvre-feu ne leur permettant pas d’opérer normalement ».  La CAP ajoute : « La vente de poulets se fait ainsi à la sauvette, ce qui a un impact sur les habitudes de consommation des consommateurs, contraints d’acheter des poulets entiers. »

En effet, depuis le confinement, la chaîne de distribution des intrants a été quelque peu perturbée, obligeant certains petits et moyens éleveurs à abandonner leur exploitation pour quelques semaines. Comme l’explique la CAP, « deux facteurs importants pourraient avoir un impact important sur l’élevage de poulets, avec une répercussion sur le marché du poulet frais ». Elle poursuit : « Des petits et moyens éleveurs trouvent difficile de s’approvisionner en poussins, les grands producteurs ayant réduit leur capacité de production. L’autre élément qui aurait contraint certains éleveurs à suspendre leurs activités est la pénurie de sciure de bois. Utilisée comme literie dans les élevages, celle-ci est indispensable aux éleveurs. La cessation des activités, pendant le confinement, des grands chantiers, producteurs de sciure et autres menuisiers, a eu impact direct sur l’approvisionnement, par les éleveurs, de cet intrant. »

Autant d’éléments donc qui expliquent cette pénurie appréhendée par ces éleveurs. D’autant que même après le déconfinement, ils disent ne pas entrevoir une reprise rapide de la vente du poulet frais. Ils craignent que la clientèle habituelle, les ménages à petits revenus, n’aient « pas les moyens de s’en offrir ».