Doger David, le père d’un collégien de 15 ans, a sollicité l’assistance du bureau de l’Ombudsperson pour les Enfants, après l’agression dont son fils aurait été victime, mardi dernier. L’adolescent aurait été brutalisé par des policiers affectés au poste de Triolet. Revenant sur les évènements, le jeune garçon raconte qu’il avait pris place, comme à l’accoutumée dans le bus de l’école, à la sortie des classes. Ce jeune habitant de Baie-du-Tombeau qui est en Form IV, fréquente un collège d’État du nord. Ce jour-là, dit-il, « des petits de la Form I faisaient beaucoup de bruit dans le bus. Ils étaient turbulents. Comme j’étais assis plus ou moins au milieu dans le bus, j’ai mis mes écouteurs pour ne pas être dérangé ». Toutefois, arrivé à Triolet, le chauffeur, incommodé par le comportement des jeunes passagers, a préféré s’arrêter devant le poste de police. « Ce n’est que lorsque j’ai vu des policiers en uniforme et un autre en tenue civile monter à bord de l’autobus que j’ai enlevé mes écouteurs pour demander ce qui se passait. C’est un ami qui m’a répondu que les policiers cherchaient une boule. Et c’est en m’entendant poser des questions qu’un policier en tenue civile m’a interpellé grossièrement. Il m’a reproché, tout en m’injuriant de ne pas comprendre : ‘ki sa ve dir enn boul’. Quand je lui ai dit que je savais ce qu’est une boule, il m’a agrippé par le col de mon t-shirt. Je lui ai alors demandé pourquoi il s’en prenait à moi et qu’il n’y avait pas de balle dans le bus », raconte-t-il. Selon le collégien, le policier qui n’aurait pas apprécié sa remarque, l’aurait giflé sur la joue gauche. Un de ses camarades a essayé de s’interposer, mais en vain. Le jeune garçon qui aurait été contraint de suivre les policiers au poste, aurait été isolé pendant que les autres collégiens s’étaient massés à l’extérieur. « Le policier qui m’a conduit au poste a demandé à un de ses collègues de faire une entrée comme quoi j’avais injurié la receveuse. J’avais peur, de plus ils avaient confisqué mon bus pass. Le policier a écrit dans le livre et m’a demandé de signer. J’ai eu le temps de voir qu’il avait écrit ‘misbehaviour’ à mon sujet. » 
Remonté après ce que son fils lui a relaté, Doger David a rapporté le cas au Complaint Investigation Bureau avant de déposer à la Commisison des Droits de l’Homme et au bureau de l’Ombudsperson pour les Enfants, cette semaine. Doger David, qui déplore l’attitude des policiers envers son fils, s’insurge aussi contre le fait que celui-ci, encore mineur n’a pas été, ce jour-là, en mesure d’appeler ses parents et a été contraint de signer un statement. Le père du collégien qui a aussi rencontré le recteur de l’établissement que fréquente son fils, a obtenu la garantie de celui-ci que les autorités de l’Éducation ont été informées de l’agression. Doger David qui n’a pas l’intention de rester les bras croisés après l’agression de son fils, a fait appel aux services d’un homme de loi.