Trois hommes poursuivis en Cour intermédiaire pour avoir infligé des coups à un policier ont été acquittés. Ces derniers auraient infligé des coups de poing au constable lorsque ce dernier les a interpellés sur la route. Un quatrième suspect, qui faisait partie du groupe des présumés assaillants, poursuivi dans un procès séparé pour avoir également volé le “logbook” du plaignant, a lui aussi été blanchi.
Un policier, qui a poursuivi quatre hommes sur des procès séparés en Cour intermédiaire, a essuyé deux revers devant la magistrate Sophie Chui. Le constable, dans son procès contre les trois prévenus qui lui aurait asséné des coups de poing, avait soutenu qu’il avait été menacé d’un sabre avant d’être agressé à coups de poing alors qu’il était dans l’exercice de ses fonctions. Les faits se seraient produits le 23 août 2010, près de la route Saint-Jean. Le constable, qui était en patrouille, avait interpellé un véhicule de quatre occupants qui s’était embarqué sur une route à sens unique. Selon le policier, alors que les occupants n’ont pas apprécié d’avoir été interpellés, deux d’eux l’auraient retenu alors que le troisième l’aurait roué de coups à l’estomac. Selon le constable, le troisième homme, lui, aurait endommagé sa motocyclette en la projetant sur le sol. Les accusés avaient tous nié les charges portées contre eux dans leurs déclarations à la police. Dans l’énoncé de son jugement, la magistrate a conclu que le constable avait donné différentes versions en cour de même qu’à la police. La magistrate devait trouver qu’il y avait plusieurs « incohérences » dans les différentes versions du plaignant, en sus du fait que son formulaire 58 ne reflétait pas la manière dont il aurait été tabassé par les trois hommes. De ce fait, la magistrate a accordé le bénéfice du doute aux trois prévenus.
Dans un deuxième procès, le constable poursuivait le quatrième prévenu pour avoir volé son “logbook” après avoir participé à l’agression. L’accusé, pour sa part, devait soutenir qu’il n’avait pas quitté le véhicule lorsque ledit constable les a interpellés. Dans le cadre de ce procès, la magistrate Sophie Chui est arrivée aux mêmes conclusions, précisant qu’aucun témoin oculaire ne s’était présenté en cour alors que le constable avait soutenu que des badauds avaient dû intervenir pour le tirer d’affaire. De ce fait, la magistrate a conclu qu’il ne serait pas judicieux de ne se fier qu’à la version du constable dans ce cas. Elle a ainsi rayé les charges portées contre le quatrième prévenu.