L’Independant Commission Against Corruption (ICAC) s’intéresse au répertoire des artistes travaillant à la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) et le nombre de fois que celui-ci a été programmé ces derniers mois. Cela fait suite à une plainte logée par l’ex-animateur Nitin Chinien.
Mis à pied par la MBC pour avoir accusé certains de ses collègues de corruption à l’antenne, l’ex-animateur Nitin Chinien avait signifié son intention de s’en remettre à l’ICAC. L’enquête de la commission anticorruption a pris une tournure importante cette semaine. Une liste des répertoires des chanteurs et chanteuses travaillant à la MBC et nombre de fois que leurs chansons ont été programmées sur les ondes des radios nationales a été réclamée.
Selon une source, deux grosses boîtes de production très en vue et deux groupes sont actuellement dans le collimateur de l’ICAC.
Lors d’une conférence de presse suivant son limogeage de la MBC, Nitin Chinien avait qualifié de « fraude » le fait que certains artistes programmaient leurs propres chansons. Car, avait-il expliqué, ces mêmes artistes étaient par la suite rémunérés en royalties par la Mauritius Society of Author (MASA).
Il faut savoir que les auteurs, compositeurs, arrangeurs et éditeurs sont payés en termes de fréquence lorsque leur morceau est diffusé à la radio. Plus le titre apparaît sur le système informatique, plus la somme grossit…
Plusieurs chanteurs se plaignaient du « favoritisme » envers ceux ayant des assises dans les radios, particulièrement la MBC. Une plainte en bonne et due forme a cependant été déposée pour la première fois à l’ICAC. Dans la communauté des artistes, l’on s’attend à ce que l’enquête aboutisse afin de mettre fin au « monopole » de certaines maisons de production.