A la mi-journée, la question portant sur la présence et la participation du leader du PMSD et vice-Premier ministre et ministre des Finances, Xavier-Luc Duval, à la première réunion du conseil des ministres, présidée par Navin Ramgoolam, demain, était toujours de mise. Après le tête-à-tête d’hier après-midi entre les leaders du Parti travailliste et du PMSD, Navin Ramgoolam et Xavier-Luc Duval, ce dernier s’est accordé une nuit additionnelle de « réflexion » en vue de décider de l’appartenance du PMSD à l’alliance gouvernementale.
C’est ce que laissaient entendre les principaux collaborateurs de XLD, qui l’ont rencontré après les échanges avec le Premier ministre. Ce matin, des sources indiquaient que le vice-Premier ministre et ministre des Finances était descendu à son bureau à l’hôtel du gouvernement avant de se rendre à une « fonction ».
A l’hôtel du gouvernement, le suspense reste de mise quant à la survie de l’alliance gouvernementale PTr/PMSD avec la décision du PMSD d’expulser le ministre Michael Sik Yuen de ses rangs le 30 décembre dernier. Les explications attendues entre Navin Ramgoolam et Xavier-Luc Duval d’hier après-midi auront-elles été suffisantes « to clear the air » et tenter de redonner un « nouveau départ au gouvernement PTr/PMSD » ?  Difficile à dire dans la mesure où l’annonce de la décision du leader du PMSD était encore attendue en début d’après-midi.
« Tout est dans la tête et entre les mains de Xavier-Luc Duval. C’est lui seul qui est autorisé à faire des déclarations », faisait-on comprendre dans les rangs du PMSD ce matin. Ceux qui ont eu l’occasion d’entrer en contact avec Xavier-Luc Duval après le tête-à-tête avec Navin Ramgoolam parviennent difficilement à décoder les réactions ou encore le mood du leader du PMSD.
D’autres sources affirment que malgré l’évocation de l’échéance de ce jeudi en vue de trancher la question de la survie de l’alliance gouvernementale, il n’est pas exclu dans la conjoncture que l’option de « go for a period of reflection and in the same time the day of reckoning » soit privilégiée.
Néanmoins, au sein du Parti travailliste, la température politique semble être moins chaude dans la mesure où certains soutiennent que le PMSD continuera à être en partenariat avec le PTr à l’hôtel du gouvernement car les discussions d’hier ont permis aux deux leaders d’aborder un certain nombre de contentieux entre eux et de préciser des positions si le besoin se faisait sentir.
Aucune des sources approchées par Le Mauricien n’a voulu confirmer la teneur des échanges Ramgoolam/Duval. Mais le limogeage de l’ancien président de la Mauritius Tourism Authority (MTPA) Robert Desveaux par le ministre du Tourisme au début de l’année dernière, l’expulsion de Michael Sik Yuen du PMSD et le besoin  de ce dernier parti de « récupérer ce maroquin ministériel» ou encore la perception d’un manque de considération en faveur d’une catégorie de Mauriciens auraient été évoqués par le leader du PMSD.
Au non de la sacro-sainte prérogative du Premier ministre de procéder au choix des membres du gouvernement, toute demande de départ de Michael Sik Yuen du ministère du Tourisme, après son expulsion du PMSD, aurait essuyé une fin de non-recevoir venant du chef du gouvernement. Quant au cas d’Aurore Perraud, en particulier des allégations de tentative de débauchage politique en cas de départ du PMSD du gouvernement pour rejoindre les rangs du Remake 2000, le Parti travailliste nie toute initiative du genre.
Depuis la fin de la semaine dernière, le leader du PMSD a multiplié les contacts avec ses plus proches collaborateurs sur le plan politique et également son cercle d’amis pour évaluer les données. Depuis hier soir, ces échanges devaient gagner en intensité vu l’engagement pris de l’annonce par le PMSD d’une décision au plus tard ce jeudi, soit avant la First Cabinet Meeting de 2014 demain avec la véritable question étant de savoir à qui, du PMSD ou du Parti travailliste, profitera l’Extra Time politique que joue Xavier-Luc Duval, avec dans les coulisses des Fall Back Positions politiques et personnelles déjà échafaudées dans les deux camps.