Les candidats de l’Alliance Lepep au No 17 n’y sont pas allés de mainmorte contre l’Alliance de l’Unité et la Modernité hier soir lors d’une réunion aux Casernes. Ils ont ainsi sévèrement condamné les « méthodes d’intimidation » utilisées, selon eux, par leurs adversaires. Adrien Duval en a aussi profité pour évoquer différents projets ayant pour but de « redonner à Curepipe son image de Ville Lumière ».
Stephan Toussaint, candidat sous la bannière du MSM, a défié ses adversaires. « Nou pa per zot e nou pou devir zot bol dal ! » a-t-il lancé. Suites à certaines critiques dont il fait l’objet, à l’effet qu’il « vienne d’une cité », le candidat a rétorqué : « Kan nou mizer dan sa pay la, pa kapav dibout. Mo fier ki nou lekip pe amen bann mezir pou aid bann ti dimoun e donn zot egalite de sans. »
Stephan Toussaint a demandé à l’assistance de « pa laiss bann adverser intimid zot », faisant ainsi référence à une affaire « d’intimidation » qui aurait été menée par des partisans de l’alliance PTr-MMM hier après-midi. Et d’évoquer un autre cas « d’intimidation », cette fois à Malherbes. Selon lui, « zot menace dimoune mais sa pa pou mars (…) C’est Lalians Lepep ki bizin diriz sa pay-la ».
Adrien Duval a déploré le travail fourni par le MMM ces 20 dernières années. « Depuis 1995, Curepipe est resté un dépôt fixe, sale et manquant d’activités. Curepipe pa finn gagn nanie ar MMM. Sa lavil la enkor derier kompare ar lezot. » Le candidat bleu a exposé ces projets visant à redonner vie à la ville à travers un programme en cinq points. Le premier concerne la jeunesse et les sports, ainsi que les infrastructures disponibles pour leurs activités. Adrien Duval souhaite par ailleurs ouvrir un « bureau pour l’entrepreneuriat » afin d’encourager les jeunes dans ce domaine. Il veut aussi mettre en place « des sources d’attractions », avec l’aide d’entrepreneurs, afin, dit-il, « d’attirer plus de monde et de touristes à Curepipe ». Concernant l’environnement, le candidat de l’Alliance Lepep dit aussi chercher à mettre en place un programme de dératisation de même que de lutte contre la prolifération des chiens errants, son objectif étant de « redonner à Curepipe son image de Ville Lumière ».
Malini Seewocksing, parlant de Paul Bérenger et Navin Ramgoolam, a estimé pour sa part que « l’heure est à la correction ». Estimant que « le peuple n’accepte plus cette dictature », elle a ensuite, elle aussi, évoqué les « formes d’intimidations » qui ont eu lieu, dit-elle, dans la circonscription. Pour elle, une chose est claire : « Pa koupe transe pou eleksion parski nou pe pran langazeman pou lager pou ou drwa ! »