Après le 12 septembre, beaucoup de choses seront plus claires, a déclaré Nando Bodha ce matin, lors d’un point de presse en compagnie d’autres responsables de l’organisation des activités de l’Alliance Lepep, dont Mahmade Kodabaccus et Eddy Boissezon.
Pour Nando Bodha, le meeting prévu dimanche à Vacoas revêt une dimension symbolique pour le MSM et entrera dans l’Histoire du pays. « Sir Anerood Jugnauth prononcera à cette occasion un message fort et visionnaire visant à galvaniser la population ». Il s’est dit confiant qu’une vague de changement se lèvera pour soutenir le projet d’un deuxième miracle économique et écrire une nouvelle page de l’Histoire du pays. M. Bodha devait soutenir que depuis la création de l’Alliance Lepep le 25 septembre dernier, les principaux partenaires de cette mouvance ont démontré un « feel good factor basé sur la confiance au sein de l’alliance sous le leadership de sir Anerood Jugnauth ». Il a estimé qu’en face de l’Alliance Lepep « se trouve une alliance PTr/MMM qui ne prend pas sur le terrain et qui est marquée par des tensions dans toutes les circonscriptions ».
Le secrétaire général du MSM a fait mention d’une déclaration de Paul Bérenger concernant la nomination d’un ministre dans la circonscription N° 9 (Flacq/Bon Accueil) « alors que la composition du gouvernement relève des prérogatives du Premier ministre ». Pour lui, avec l’alliance PTr/MMM « c’est l’instabilité qui s’installera au plus haut niveau de l’État. Ramgoolam n’a confiance en personne. De plus, cette alliance est porteuse des germes d‘une dictature ».
Pour sa part, Mahmade Kodabaccus, le secrétaire général du PMSD, a dénoncé ce qu’il a qualifié d’arrogance de Navin Ramgoolam et de Paul Bérenger. « C’est une alliance arrogante annonciatrice d’une dictature, une alliance dans le désordre où chacun contredit son camarade », alors qu’il existe une communion entre les dirigeants et les membres des partis de l’Alliance Lepep, dit-il.
De son côté, Eddy Boissezon, nouveau membre du Mouvman Liberater, a estimé que le projet de réforme électorale « a été un prétexte pour deux hommes de concocter une alliance en leur faveur » alors que l’Alliance Lepep propose un projet de société centré autour des citoyens. « On ne fait pas de la politique pour soi, mais pour le peuple ». Il a aussi critiqué l’éventuel partage des pouvoirs entre le Président et le Premier ministre et le mandat de sept ans pour le Président et de cinq ans pour le Premier ministre. Il a estimé que Paul Bérenger sera un Premier ministre « poupett ».