Lors d’un congrès nocturne à Holyrood hier, le leader de l’Alliance Lepep, sir Anerood Jugnauth, a remis en cause le voeu de Navin Ramgoolam d’approfondir la démocratie. « Eski kapav gagn enn 60-0 dan enn sistem démocratique ? », a-t-il demandé à l’assistance. Il a aussi invité les chômeurs à accepter les emplois qui leur seraient offerts en cette période électorale, « me napa vann ou konsians ».
« Dans une vraie démocratie, il est important d’avoir une opposition suffisamment forte pour servir de chien de garde face au gouvernement », lance Sir Anerood Jugnauth, faisant part de la contradiction découlant d’une victoire de 60-0. « Navin Ramgoolam pe kouyonn ou », dit-il. Pour lui, « le leader du Parti travailliste n’arrive pas à gouverner le pays avec 40 % des voix puisqu’il mène le pays vers la banqueroute, d’où le langage qu’il utilise ». Énumérant les scandales qui ont secoué le pays durant le règne de Navin Ramgoolam, SAJ a déclaré que le Premier ministre « inn kasiet rapor lodit parski inn tro kokin ». Il a ajouté que l’Alliance Lepep serait en mesure d’augmenter la pension universelle et a demandé « kotsa lalians PTr/MMM pou trouv larzan pou ogmant pansion aster ki zot osi zot inn dir ki zot pou fer li ? »
Soulignant que Navin Ramgoolam a promis d’oeuvrer pour le développement du pays, la création d’emplois et la hausse de la croissance, il a demandé pourquoi cela n’a pas été fait depuis 2005. Et d’ajouter que « Navin Ramgoolam a un bilan négatif ». « Sous son administration le peuple s’appauvrit et seulement une poignée de personnes s’enrichit ». Il a nié faire de la démagogie, mais s’appuyer sur les statistiques de la Banque Mondiale. Selon lui, le recrutement de personnes sous contrat en cette période serait « un bribe électoral », mais il a toutefois invité les bénéficiaires à « pran travay la me pa vann ou konsians ». « Kan ou al vote, vot selon ou konsians », devait-il ajouter. L’instauration d’une IIe République telle que préconisée par les leaders du PTr et du MMM, « li vedir majakaro, se enn veritab katastrof ». Pour lui, il y aura toujours des problèmes entre un Président de la République avec des pouvoirs accrus et un Premier ministre avec certains pouvoirs, menant inévitablement « vers une instabilité dans le pays ». « Pei pou kontinye koule », dit-il, ajoutant : « Monn sorti depi prezidans pou lintere pei e pou ou lintere ».
Le leader de l’Alliance Lepep a invité l’assistance à « vot blok ». « Il ne faut surtout pas diviser ses votes même si on croit dans le programme de l’adversaire ». Ce serait mauvais pour le pays, dit-il, car cela risquerait de ne pas donner suffisamment de voix à un parti ou une alliance pour former un gouvernement. « La population pourrait être rappelée aux urnes après quelques mois ». Il a appelé les Mauriciens à « faire le bon choix alors que le pays est à la croisée des chemins. Enn kote ena sime ki amen ver lanfer e lot kote enn sime ki amen ver lalimyer ek enn meyer lavenir pou lepep ».
Commentant l’appel de Paul Bérenger aux syndicats du secteur sucrier à ne pas faire grève dans la situation actuelle, SAJ avance que « avan mem li Premye minis li deza pe protez lintere patrona o detriman travayer ».