Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, qui se rendra à Londres ce week-end pour un ultime déplacement officiel avant les prochaines élections générales, aura une séance de travail jeudi avec le leader du MMM, Paul Bérenger. D’autre part, la première réunion du bureau politique du MMM depuis la conclusion de l’accord avec le PTr a passé en revue hier toute la situation politique.
Navin Ramgoolam et Paul Bérenger se rencontreront jeudi afin de passer en revue et de confirmer la liste des activités communes dont le meeting national de l’alliance PTr/MMM après le retour du Premier ministre de Londres. La date du dimanche 12 et Quatre-Bornes sont avancés à cet effet. Les discussions porteront également sur la liste des candidats dont la préparation a bien progressé, faisait-on ressortir après la réunion d’hier après-midi.
Dans les rangs du MMM, l’on reconnaît que « cette question de liste de candidatures donne lieu à certains remous notamment dans les circonscriptions de GRNO et Port-Louis Ouest (No 1) et de Port-Louis Nord/Montagne-Longue (No 4) ». Le leader du MMM aurait saisi l’occasion de la réunion d’hier « to cross the t’s and to dot the i’s » sur cette question et pour procéder à un « recadrage d’éléments tentés par la pression du lobbying ». L’on s’attend également à ce que l’évolution de la situation dans le secteur du transport soit évoquée lors du rendez-vous hebdomadaire du jeudi.?Par ailleurs, le comité responsable de l’élaboration détaillée du programme électoral de l’Alliance PTr/MMM se rencontrera mercredi. Ce comité est composé de Jayen Cuttaree, Rama Sithanen, Milan Meetharban, Steven Obeegadoo, Pradeep Jeeha et V. Ramchurn.
De leur côté, les dirigeants du MMM ont exprimé leur satisfaction de la manière dont la cérémonie de signature s’est déroulée samedi et des réactions qui ont suivi. « L’équilibre des pouvoirs entre les deux partis et entre le Président de la République et le Premier ministre a été bien expliqué. Le message a été accueilli de manière positive. Il n’y a pas eu ni dérapage ni manipulation », a fait ressortir un dirigeant du MMM ce matin.
Par ailleurs, le MMM dit constater que « la tentative de l’opposition d’instiller un doute dans l’esprit de la communauté musulmane a été contrée ». « Toutes les communautés sont aujourd’hui convaincues qu’elles seront prises en compte dans le cadre de la IIe République », a poursuivi notre interlocuteur.
Rappelons que l’accord électoral entre les deux partis prévoit que le programme définira un agenda politique complet visant à augmenter la croissance économique durable axée sur le partage de la prospérité et l’amélioration du bien-être social et économique de toutes les familles et de tous les Mauriciens.?Le programme s’articulera autour de huit priorités clés, à savoir 1) un agenda économique visant à permettre de relancer la machine de la croissance, d’accroître les investissements publics et privés, d’augmenter les revenus en devises étrangères dans l’exportation des biens et services dans les secteurs existants et émergents, d’améliorer la productivité et la compétitivité de nos?produits ;
2) un agenda social axé sur la croissance inclusive et la prospérité partagée avec accent sur une stratégie visant à réduire la pauvreté à travers la création d’emplois, les investissements, la réforme de l’éducation, la construction de logements sociaux, la création de petites entreprises ;
3) un agenda pour l’environnement durable qui tiendra en considération les politiques concernant l’efficience énergétique, l’énergie mixte ;
4) un agenda de développement afin d’accélérer la promotion de Maurice au niveau d’une high income economy avec une prospérité partagée ;
5) un agenda démocratique avec l’approfondissement et l’élargissement de l’espace démocratique;
6) un agenda de destinée partagée axé sur consolidation de l’unité nationale et la cohésion sociale ;
7) un agenda de lutte contre la fraude et la corruption. L’accord PTr/MMM prévoit à ce sujet un « unflinching commitment and determination to combat fraud and corruption » à travers la création d’un Independent Serious Fraud Office, le contrôle des financements des partis politiques et la présentation d’une Declaration of Assets Act concernant tous les public officials ;
8) un agenda pour la transparence et la bonne gouvernance dans les affaires du pays.