Mannequin et passionnée de cuisine, Alyssa Sardine avance en toute tranquillité. À 19 ans, la Franco-Mauricienne a défilé durant la Fashion Week à Paris, qui s’est déroulée au Musée du Louvre, du 25 septembre au 3 octobre 2018. Elle évolue dans le monde de la mode depuis quelque temps au sein de C Model’s à Paris.

R.V.

Alors que le mouvement des Gilets jaunes faisait son apparition en France en octobre dernier, la Franco-Mauricienne Alyssa Sardine s’apprêtait à faire ses premiers pas lors de la Fashion Week, qui s’est déroulée au Musée du Louvre à Paris, du 25 septembre au 3 octobre 2018. Vivant le rêve de beaucoup, la jeune femme de 19 ans a défilé pour les enseignes Aalto, Awake et Louis Vuitton, l’une des marques les plus célèbres au monde. “Tous les défilés que j’ai faits durant la Fashion Week se sont très bien passés. Au début, il y avait un peu de tension parce que certains mannequins étaient tombés avant le défilé. Le sol était glissant car il pleuvait”, raconte la Parisienne à Scope.

Les matinées débutant par la coiffure et le maquillage et les après-midi consacrés aux essayages et aux répétitions font partie de son emploi du temps. Et les soirées sont dédiées au défilé. “Pour être prise pour la Fashion Week, il y a un casting. Les gens de l’agence regardent tes photos. S’ils sont intéressés, ils t’appellent pour passer l’audition.”

Si la demoiselle s’est fait repérer, c’est grâce à ses photos. La beauté est innée en elle.

Mannequinat et cuisine.

Comme le dit un proverbe, la beauté du ciel est dans les étoiles, la beauté des femmes est dans leur chevelure. Les photos d’une beauté singulière d’Alyssa en noir et blanc valent plus que des mots. C’est la clef qui permet de se faire des contacts dans le milieu de la mode. “En ce moment, ils prennent des nouveaux visages pour les faire connaître”, ajoute celle qui a apparu dans le magazine de mode Dazed et également dans Le magazine du Monde.

Ce mannequin svelte de 1m73 a d’autres passions. “Côtoyer les stars ne m’intéresse pas. Je parle vraiment à peu de gens. Je préfère passer mon temps libre à faire la cuisine.” Étudiante, elle suit des cours dans ce domaine pour être capable de déterminer les matières premières nécessaires à la production, la réalisation et la présentation des produits traiteur. “J’ai un bac en cuisine et je suis actuellement en Mention Complémentaire Traiteur. Je fais de la cuisine à côté car le mannequinat ne dure pas toute une vie”, confie celle qui délaisse quelquefois le mannequinat pour manier ses spatules.

“Dans ce monde, tu peux vite avoir des contacts. Voilà pourquoi je garde toutes les chances de mon côté”, lâche la fille d’un Franco-Portuguais et d’une Mauricienne. “Ma mère, Sharonne Sardine, est originaire de Port-Louis. J’ai vécu un peu plus de deux ans à Maurice, mais je suis née en France. Je suis arrivée à 6 ans et je suis repartie quand j’avais 8 ans. Depuis, je n’y suis pas retournée. On m’a dit que l’île a beaucoup changé. Je me souviens un peu de Ste-Croix et de Pereybère”, dit-elle, avec des trémolos dans la voix.

Grande et fine.

Alyssa Sardine s’est aperçue à quel point il était amusant de défiler. Elle savoure chaque instant depuis qu’elle collabore avec l’agence C Model’s à Paris. “Le mannequinat m’est tombé un peu dessus car je suis grande et fine. Ma taille plaît beaucoup. J’avais 15 ans lorsqu’on m’a repérée. J’étais au McDo. Une dame de l’agence Next est venue vers moi pour me dire si cela m’intéressait de faire du mannequinat.”

Se sentant trop jeune pour travailler dans un domaine aussi concurrentiel que la mode, la proposition ne la convainc pas. “J’étais jeune et encore au collège. On m’a donné une carte au cas où cela m’intéresserait plus tard”, se souvient-elle. “J’aime bien la mode. À Paris, il y a beaucoup plus de portes pour y accéder si on choisit bien. Quand j’ai eu 18 ans, ma mère m’a inscrite dans plusieurs agences à Paris.”

Comme elle, de nombreux mannequins ont ainsi été lancées dans de grandes agences alors qu’elles ne se doutaient pas qu’elles feraient un jour ce métier. Pour débusquer la perle rare, les chasseurs de talents n’hésitent plus à contacter des filles de plus en plus jeunes en faisant leurs repérages dans des lieux inattendus.