Manoj Rajkoomar, secrétaire de l’Association des Moniteurs Auto-école (AMAE), estime que l’entrée en vigueur du permis à points est prématurée. Lors d’un point de presse jeudi à l’hôtel Saint Georges, Port-Louis, il réclamé que son application se fasse graduellement.
Rejoignant le Front Commun du Syndicat du Transport (FCST), M. Rajkoomar est d’avis que les infractions concernant le stationnement, les plaques d’immatriculation, la ceinture de sécurité, l’excès de vitesse et l’usage du téléphone au volant doivent être sanctionnées.
« Il faut attendre que les infrastructures routières soient prêtes et que les Mauriciens soient habitués au système », soutient-il. « Fode pa ki permi à point vinn kouma enn bazar », ajoute le secrétaire, qui rappelle dans la foulée l’aspect pédagogique du permis à points, qui vise à permettre aux conducteurs de revoir leur comportement sur la route. « C’est une bonne initiative mais avec une mauvaise application », concède-t-il. D’où l’importance, dit-il, d’une entrée en vigueur progressive. Pour lui, l’éducation des chauffeurs est primordiale. Dans un deuxième volet, il a évoqué les permis de conduire « illégaux » délivrés à ce jour. Et d’alléguer que « 6 000 permis ne sont pas enregistrés… ».  Manoj Rajkoomar a soutenu par ailleurs que « ces chiffres ont été découverts lors de la distribution actuelle des Driving Licence Counterpart (DLC) par ordre alphabétique ». Notre interlocuteur affirme que le DLC ne devrait être produit qu’en Cour de justice. « Pa trouv linportans, amen DLC partou ek nou, li kapav koz ditor sofer-la ek ogmant koripsion », martèle-t-il. L’AMAE déplore le manque de communication entre la police et les chauffeurs à ce sujet.