N’ayant obtenu son permis de travail que la veille de la journée inaugurale, ce n’est que dimanche que Matthew Palmer a pu fouler le sol mauricien en provenance d’Australie. Le nouveau jockey d’Amardeep Swedyal a chaussé les étriers dès le lendemain matin à Port-Louis avant de se rendre à Floréal où il a fait la connaissance de quelques chevaux. Malgré l’effectif restreint dont il dispose, Matthew Palmer est convaincu qu’il pourra tirer son épingle du jeu et ainsi honorer son père, ancienne connaissance des turfistes.
Dans un premier temps, c’est vers les frères Cahill, Michael et Matthew, avec lesquels il avait été associé à l’époque où il travaillait chez Maigrot, qu’Amardeep Sewdyal s’était tourné pour défendre ses couleurs cette saison, mais ces derniers étant déjà pris par d’autres engagements, ont dû décliner l’offre. Néanmoins, ils ont tenu à aider le nouvel entraîneur en lui proposant le nom de Matthew Palmer.
« The Cahill brothers both put my name forward when they were contacted to come back to Mauritius. All the rest went from there. So the credit goes to them if I’m riding at the Champ de Mars », explique le jockey de 31 ans à propos de son arrivée dans l’île.
Si pour les turfistes mauriciens il est un inconnu, il n’en est pas sa première visite. En effet, plusieurs années de cela, il a passé quelques mois à Maurice vu que son père, qui était également jockey, montait au Champ de Mars. « My father rode here when I was young and I followed him. I even attended school here. But that was a very long time ago and I don’t remember much about that period. My dad enjoyed it here and he always wanted me to ride in Mauritius. Today I am walking in his steps and I am proud of it », nous confie le sympathique jockey.
À peine avait-il eu le temps de déposer ses valises que Matthew Palmer, qui en sera à sa première expérience en terre étrangère, a déjà goûté aux premières sensations de monter sur notre hippodrome lundi matin. « The Champ de Mars is a busy track. I didn’t expect to see so many people around watching the trackwork. You will never find that much involvement of the public in trackwork part of racing in Australia. I’ve also ridden in Floreal. It is a fantastic environment for horses. After the galop section, the horses go there to relax and rest. The set up here is very good and very professional ».
L’Australien totalise environ 490 victoires durant sa carrière et il espère atteindre le chiffre de 500 pour le compte de son nouvel employeur. Toutefois, il est conscient que les montes n’arriveront pas en grand nombre vu l’effectif dont il dispose. « We have a small string, but we’ve got some quality horses. I know that I can’t expect to get the same amount of rides as the other jockeys are riding for big stables. We have a good environment at the stable and it is a priviledge for me to ride for Amar and the owners. Hopefully we will have our share of winners ».