En cette fin de semaine, les limiers du CID Metropolitan South enquêtant sur les coups de feu tirés contre l’ambassade de France et l’hôtel Le Saint-Georges aux petites heures de lundi matin, se retrouvent avec un autre mystère sur les bras. À qui appartiennent les deux balles saisies au domicile de Nadim Edoo à Plaine-Verte lors d’une opération menée mercredi par l’escouade du chef inspecteur Rajesh Moorghen du Central CID? Dans un premier temps, les hommes du surintendant de police Sailesh Behary avaient pris pour de l’argent comptant les explications fournies par le principal concerné au sujet de la provenance de ces munitions.
Toutefois, lors de son interrogatoire Under Warning, Reaz Tegaully, habitant Goodlands, a contredit la version de Nadim Edoo. Celui-ci avait soutenu que ces deux balles, qui n’auraient pas dû être en sa possession légalement, lui avaient été remises après une partie de chasse à Goodlands.
Reaz Tegaully, entendu en présence de Me Tawheen Choomka et Riwan Toorbuth, a souligné qu’il n’est pas impliqué dans l’affaire des coups de feu tirés dans la nuit de dimanche à lundi contre l’ambassade de France et l’hôtel Le Saint-Georges et a affirmé n’avoir pas donné deux balles à Nadim Edoo.
Les avocats de Tegaully ont fait comprendre que leur client détient un permis de chasse et qu’il l’utilise pour chasser. La police doit résoudre l’énigme de ces deux balles saisies chez Nadim Edoo, qui a pu regagner son domicile sans être nullement inquiété. Les deux fusils de chasse de calibre 12 et 16 et les deux balles, qui sont actuellement en possession des enquêteurs, font actuellement l’objet d’examen de la part des experts en balistique.
Reaz Tagaully est retourné ce matin au QG du CID de Port-Louis Sud en vue de l’examen de son camion. De son côté, Nadim Edoo est également de retour à la mi-journée aux Casernes centrales pour la suite de l’examen de son véhicule par les experts de la police. Il devra être de nouveau entendu par les enquêteurs selon la disponibilité de son conseil légal.
Entre-temps, le suspense demeure quant à l’identité des auteurs de ces actes de vandalisme et d’intimidations, dont l’homme au capuchon blanc de la Rue Monsieur et celui à forte corpulence déambulant le long de la rue Saint-Georges vers les 2 h 45, lundi matin, au moment des coups de feu…