Le ministre des Arts et de la Culture Mookhesswur Choonee et l’ambassadrice des États-Unis à Maurice, Shari Villarosa, ont procédé à la signature d’un accord hier au Mauritius Institute, à Port-Louis. Ce dernier porte sur une subvention de USD 21 717, soit une somme approximative de Rs 673 000, financée par l’Ambassadors fund for cultural preservation, pour la préservation de quatre sites mauriciens classés au patrimoine national.
Un accord été signé hier au Mauritius Institute, à Port-Louis, entre le ministre Choonee et l’ambassadrice des États-Unis à Maurice, Shari Villarosa. L’accord porte sur une subvention de USD 21 717 pour la préservation de quatre sites mauriciens. Ces derniers, qui sont classés au patrimoine national, sont la cheminée de l’usine sucrière de Ferney, l’épave du St-Géran – qui se trouve à Poudre-D’or –, la Batterie Dumas (à Plaine-Verte) et la Tour Martello (à La Preneuse). La subvention obtenue par le National Heritage Fund (NHF) représente la moitié de la somme nécessaire, selon cet organisme, pour la formation du personnel – celui existant et les nouvelles recrues – aux techniques traditionnelles de construction et pour les travaux de conservation. Les métiers concernés sont : charpentiers, tailleurs de pierre et maçons, ferblantiers et fabricants de bardeaux. A ce jour, le NHF doit procéder au recrutement des jeunes intéressés par ces formations et établir son calendrier de formation. L’organisme mauricien responsable pour la préservation des sites du patrimoine note que ce projet a vu le jour à la suite des travaux de rénovations effectués sur d’autres sites et lors desquels il a constaté un manque d’expertise en ce qui concerne les techniques traditionnelles de construction.
Lors de son intervention, Mme Villarosa a observé que le projet a été accepté parce que l’artisanat et les techniques traditionnelles de construction sont considérés comme une expression culturelle intangible méritant d’être protégée et transmise aux nouvelles générations. Pour le NHF, la formation offerte permettra de créer une banque de main-d’oeuvre spécialisée dans toutes ces techniques. « We believe that safeguarding and perpetuating this craftsmanship will preserve the story of Mauritius, and thus we are very pleased to assist in this effort », a affirmé l’ambassadrice américaine à Maurice. Mme Villarosa souhaite aussi qu’à travers ces projets de préservation, la population soit sensibilisée à l’importance « to preserve the many influences that have come together to shape Mauritian cultural heritage ».
Shari Villarosa indique que ce projet, sous l’intitulé « Safeguarding of traditional building techniques and craftsmanship », fasse partie des 46 sélectionnés à travers le monde, sur un total de 149 soumissions reçues par l’Ambassadors fund for cultural preservation (AFCP). Elle rappelle que d’autres projets ont été soutenus par ce fond, dont l’institution d’un département d’histoire orale aux Archives nationales, en 2002. Elle est d’avis que la protection de l’héritage culturel mauricien enrichira la culture mondiale. « Again we are delighted to work with you and look forward to seeing traditionnal Mauritian craftsmanship revive and create tangible reminders for many years to come of Mauritius’s rich and very diverse cultural legacy. »
L’ambassadrice des USA à Maurice note que ce fond a été institué en 2001 avec pour but de soutenir des projets, l’objectif étant de restaurer ou de préserver monuments et bâtiments historiques, sites archéologiques, documents et collections de musée, mais aussi les mémoires des peuples. A ce sujet, elle salue l’acception de l’Unesco du dossier « séga typique de Maurice » pour être classé comme patrimoine intangible. A ce jour, l’AFCP a soutenu 750 projets dans 120 pays.
Le ministre Choonee devait, pour sa part, louer le soutien de l’AFCP. Selon lui, le patrimoine, tangible ou intangible, est vital pour le pays. Il note que le NHF gère 177 sites classés patrimoine national, qui demandent à être entretenus et préservés.