L’ex-présidente de la République Ameenah Gurib-Fakim

« J’ai assisté au comptage de bulletins de vote en Tunisie. » C’est ce qu’a déclaré au Mauricien, l’ancienne présidente de la République, qui a été nommée chef de mission et observatrice pour l’Union africaine pour l’élection présidentielle en Tunisie.

Approchée par le commissaire en matière des affaires politiques pour diriger cette délégation, elle souligne avoir été « agréablement surprise » par le calme et la discipline qui gravitent autour de cette élection. « Cela démontre leur maturité », dit-elle.

L’ancienne présidente de la République a aussi indiqué avoir assisté à l’ouverture des bulletins de vote. « Cet exercice s’est déroulé le même jour dans la transparence la plus totale. Cette élection est aussi supervisée par la “league” arabe, l’Union européenne, la société civile et les Ong », précise-t-elle. Ameenah Gurib-Fakim souligne aussi qu’aucun problème n’a été signalé jusqu’ici.

Toutefois, selon elle, « tout indique qu’il y aura un deuxième tour » pour l’élection présidentielle. « Il est trop tôt pour dire qui, entre Kais Saed et Nabil Karoui, remportera cette présidentielle, car les derniers chiffres indiquent que Kais Saed a remporté 19,5% des voix et que Nabil Karoui en a récolté 15,5% », indique-t-elle, soulignant que ce sont là les « premiers résultats préliminaires ». Elle dit de plus « ignorer » la raison pour laquelle l’écart entre les deux protagonistes est moins prononcé.

La chef de mission de l’Union africaine dit également constater que la plupart des thèmes de cette campagne ont tourné autour du chômage et de la cherté de la vie.

« Très peu d’importance a été accordée à la religion. Je dois admettre que la Tunisie est un beau pays, où le niveau de vie est bon. Mais le taux de chômage est en hausse. Je pense que l’enjeu de cette élection se trouve là », a-t-elle souligné.